Dada et la danse : dans les interstices de l'interdisciplinarité (1913-1924)
| Auteur / Autrice : | Karine Montabord |
| Direction : | Alain Bonnet, Judith Delfiner |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire de l'art |
| Date : | Soutenance le 14/12/2023 |
| Etablissement(s) : | Bourgogne Franche-Comté |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sociétés, Espaces, Pratiques, Temps (Dijon ; Besançon ; 2017-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire Interdisciplinaire de Recherches « Sociétés, Sensibilités, Soin » (Dijon) |
| établissement de préparation : Université de Bourgogne (1970-2024) | |
| Jury : | Président / Présidente : Eric Robertson |
| Examinateurs / Examinatrices : Alain Bonnet, Judith Delfiner, Didier Plassard, Valérie Dupont, Sarah Burkhalter | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Eric Robertson, Didier Plassard | |
| DOI : | 10.70675/677b6383z3847z42d7z8612z9ac768bd990a |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Cette étude s’appuie sur le fait que la danse, même si sa présence n’est pas uniforme, est une constante dans les événements dada. La recherche s’est intéressée à la rencontre, à Zurich, entre les dadaïstes, l’École de danse de Rudolf Laban et de Mary Wigman, en revanche, la danse n’a jamais fait l’objet d’une étude plus globale, prenant en compte d’autres foyers dada. Cette thèse étudie les événements survenus entre 1913 et 1924 dans les quatre foyers dada principaux, New York, Zurich, Berlin et Paris, ainsi qu’à Genève et lors de la Tournée Dada aux Pays-Bas. Elle est soutenue par un questionnement en deux temps : un premier consacré à son identification (qui danse, quoi, quand, et pourquoi ? quel statut de la danse dans les soirées ?) et un second qui s’intéresse à l’impact de sa présence sur la production artistique des dadaïstes, notamment dans les arts visuels. La danse n’est donc pas considérée de manière isolée mais en relation avec les autres activités dada, afin d’envisager le dialogue interdisciplinaire. Les dadaïstes se rencontrent dans les cafés, les salons privés, les salles de spectacle, les bals et dancings. La danse fait partie du quotidien des artistes, elle est donc abordée dans un premier temps comme une pratique sociale et sous l’angle du divertissement, c’est-à-dire, à la fois le loisir mais également le détournement des formes d’expression et du format de la soirée-spectacle. La danse est aussi envisagée comme un médium favorisant les explorations interdisciplinaires, des expériences kinesthésiques que les plasticiens peuvent transposer dans leurs œuvres, ceci grâce à l’identification d’éléments communs à la danse et aux arts visuels. À partir de là, sont examinées les traces de la danse, sous forme de sujet, mais surtout de métaphore. Enfin, les dadaïstes appellent au renouvellement des matériaux de l’art. Or, lors des soirées, le corps se présente comme un matériau immédiatement disponible pour les artistes. L’intérêt porté à la matérialité et à la plasticité du corps constitue donc encore une entrée vers la danse.