Représentation et analyse de séries temporelles par apprentissage profond pour la maintenance prédictive, application au systèmes propulsifs du Naval de Défense
| Auteur / Autrice : | Guillaume Chambaret |
| Direction : | Frédéric Bouchara, Laure Berti-Équille |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Informatique |
| Date : | Soutenance le 11/04/2023 |
| Etablissement(s) : | Toulon |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Mer et Sciences (Toulon ; 2012-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire d’Informatique et Systèmes (Marseille ; La Garde, Var ; 2018-….) |
| Jury : | Président / Présidente : Boutaib Dahhou |
| Examinateurs / Examinatrices : Vincent Martin, Emmanuel Bruno | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Germain Forestier, Dino Ienco | |
| DOI : | 10.70675/773252fcz04f9z4c61z9476zc5bede58652b |
Mots clés
Résumé
Dans le cadre de la transformation numérique opérée dans l’industrie navale, la multiplication des capteurs et des architectures complexes permet d’opérer une transformation des méthodes de maintenance. Les opérations autrefois systématiques et prédéterminées sont de plus en plus réalisées selon des conditions obtenues à partir des données dans le cadre d’une maintenance prédictive. L’ambition de ces travaux consiste à exploiter les signaux historisés afin de développer des modèles prédictifs permettant d’anticiper des défaillances dans le cadre de la politique de maintenance. Afin de résoudre les problèmes relatifs à un grand volume de données, l’apprentissage automatique est devenu omniprésent pour générer des modèles qui palie le manque de connaissances expertes. L’objectif de cette thèse est de proposer une architecture d’analyse des séries temporelles basée sur des techniques d’apprentissage profond et qui répond aux exigences du Naval de Défense. L’architecture prend en compte différentes contributions appliqués successivement, bien que relativement indépendantes.Dans un premier temps, les concepts relatifs à la maintenance prédictive sont introduits afin de sélectionner les méthodes d’analyses les plus adaptés à la problématique industrielle, en particulier d’opérer un arbitrage entre différentes familles de modèles rencontrées dans la littérature. La première partie expérimentale explore l’éventail des méthodes de régression de durée de vie restantes puis propose une amélioration des performances d’un zoo de modèles par différents pré-traitements opérés sur les données.Dans un second temps, différentes méthodes de fabrication de données sont proposées afin notamment d’améliorer la régularisation des modèles sélectionnées. Afin de compléter la prédiction de durée de vie, une méthode de construction d’indicateurs d’état de santé est proposée. Cette dernière permet de quantifier les dégradations en fonction du temps et d’aider à la compréhension des mécanismes impliquées dans l’apparition des défaillances.Une dernière contribution consiste à travailler avec le minimum d’hypothèses sur les séries temporelles de manière non supervisée. Dans ce cas, des dates d’anomalies sont recherchées au moyen d’une modélisation et d’une inférence par apprentissage contrastif. Les dates peuvent ensuite être réutilisées pour les analyses précédentes.L’ensemble des contributions sont basées sur l’exploitation d’un historique de données de manière naïve, à savoir avec très peu d’hypothèses métiers inhérentes aux systèmes propulsifs étudiés.