Thèse soutenue

Comment évaluer la qualité de vie des résidents en EHPAD ? La voie(x) de l'autoévaluation

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Auteur / Autrice : Christophe Cousi
Direction : Valérie IgierBruno Quintard
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychopathologie
Date : Soutenance le 14/12/2023
Etablissement(s) : Toulouse 2
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Comportement, Langage, Éducation, Socialisation, Cognition (Toulouse)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre d'études et de recherches en psychopathologie et psychologie de la santé (Toulouse ; 2016-....)
Jury : Président / Présidente : Benoît Fromage
Examinateurs / Examinatrices : Océane Agli, Christine Cuervo-Lombard
Rapporteurs / Rapporteuses : Emmanuel Monfort

Résumé

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Cette thèse, fondée sur des articles scientifiques, est le fruit d'une recherche effectuée auprès des résidents de sept EHPAD de la région Sud Nouvelle-Aquitaine. Elle vise à répondre à la question : « Comment évaluer la qualité de vie (QdV) subjective des résidents d'EHPAD en France, en particulier de ceux présentant des troubles cognitifs majeurs ? ».Dans l'étude I, de nature quantitative, l'échelle QoL-AD NH (Edelman et al., 2005), conçue pour l'autoévaluation de la QdV liée à la maladie d'Alzheimer en institution, a été adaptée et validée en langue française. Grâce à cette étude, nous disposons désormais d'un instrument doté de solides qualités psychométriques, permettant d'évaluer la QdV des résidents en EHPAD.L'étude II, de nature qualitative, rend compte de l’élaboration d’un guide d'entretien semidirectif afin de permettre aux résidents de s’exprimer ouvertement sur leur QdV ; il a démontré son utilité même pour certains avec des troubles sévères.L'étude III, de format mixte, visait à identifier les prédicteurs de la QdV des résidents selon leur niveau cognitif. Les résultats ont montré que le trouble cognitif léger et la dépression influaient négativement sur les scores de QdV. La partie qualitative a souligné l'importance primordiale des relations familiales pour l'ensemble des résidents. Elle a également révélé que les résidents avec des troubles légers rencontraient davantage de défis dans leurs activités quotidiennes. De plus, les comparaisons entre les deux méthodes de recherche ont révélé certaines limites de l'échelle, notamment dans l'évaluation de la dimension du bien-être psychologique.Ma contribution s'ancre dans une démarche de science translationnelle, visant à transférer les découvertes scientifiques du laboratoire à la pratique clinique. En associant l'avancée scientifique à une dimension sociétale, centrées toutes deux sur une mise en application concrète, j'ai adapté et validé la première échelle d’évaluation de la QdV pour les résidents d'EHPAD en France. J'ai mis en exergue l'importance de l'autoévaluation comme VOIE d'approche à privilégier et j'ai valorisé la VOIX authentique et directe des résidents avec l’élaboration d'un guide d'entretien qualitatif pour permettre aux résidents d'exprimer librement leur perception de la vie actuelle. Enfin, j’ai pu mettre au jour certains prédicteurs de la QdV des résidents en fonction de leur niveau cognitif. Ce travail préconise une prise en soin davantage centrée sur le résident et a conduit à l'élaboration de "Recommandations aux Professionnels pour une Évaluation Personnalisée de la QdV des Résidents en EHPAD", dans l'optique d'une future validation par la Haute Autorité de Santé, selon les critères des «Recommandations de Bonnes Pratiques » pour le secteur médico-social.Ces contributions constituent une étape cruciale pour améliorer la QdV des résidents d'EHPAD, en particulier ceux avec des troubles cognitifs, et pour orienter les professionnels du secteur médico-social vers une prise en soin plus personnalisée et donc centrée sur la personne, sur le résident.