Analyse du cœur d'athlète : définition et adaptations aux efforts prolongés et répétés
| Auteur / Autrice : | Vincent Menard |
| Direction : | Solène Le Douairon Lahaye |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) |
| Date : | Soutenance le 29/03/2023 |
| Etablissement(s) : | Rennes 2 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Éducation, langages, interactions, cognition, clinique, expertise (Rennes ; 2022-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Mouvement, Sport, Santé (Rennes) |
| Jury : | Président / Présidente : Jacques Prioux |
| Examinateurs / Examinatrices : Juliana Antero-Jacquemin, Grégoire Millet, Anne-Charlotte Dupont, Frédéric Schnell | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : François Guerrero, Valérie Bougault |
Mots clés
Résumé
Le coeur d'athlète fascine depuis de nombreuses années. S'il est largement considéré comme un coeur supranormal, il apparaît désormais comme un organe présentant également des limites. L'objectif de ce travail de thèse était de mieux comprendre ses adaptations et ses limites au travers de 2 sous-objectifs. Le 1er sous-objectif était de définir objectivement la quantité d'entraînement sportif (volume hebdomadaire) nécessaire pour induire un remodelage électrique, morphologique et fonctionnel significative du coeur de l'athlète. Le résultat principal de cette 1ère étude est que si des signes de remodelage apparaissent dès 4 heures de pratique sportive, un remodelage significatif avec des valeurs supérieures à la normale est plus fréquent chez les athlètes élite pratiquant plus de 10 heures d'entrainement par semaine. Le 2ème sous-objectif était de s'intéresser aux limites d'adaptation du coeur d'athlète aux efforts prolongés et répétés qui caractérisent les épreuves par étapes. La suite de ce travail porte donc sur la fatigue du système cardiovasculaire induite par ce type d'épreuve. Les résultats de la première étude montrent que la fonction cardiaque évaluée par imagerie cardiaque et la fonction cardiaque autonome évaluée par la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) n'évoluent pas de la même manière au cours d'une épreuve sportive par étapes. Si une dégradation de la fonction cardiaque autonome a pu être mise en évidence, il n'en est pas de même pour fonction cardiaque. Au travers de l'analyse de la VFC, il apparait que le caractère compétitif induit un stress majoré sur la fonction cardiaque autonome qu'il convient de prendre en compte pour adapter les stratégie de récupération de l'athlète et in fine prévenir sa santé cardiovasculaire et optimiser sa performance.