Influence des défauts induits par implantation sur les propriétés thermoélectriques du ScN
| Auteur / Autrice : | Razvan Burcea |
| Direction : | Jean-François Barbot |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Milieux denses et matériaux |
| Date : | Soutenance le 19/10/2023 |
| Etablissement(s) : | Poitiers |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Mathématiques, informatique, matériaux, mécanique, énergétique (Poitiers ; 2022-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Pôle poitevin de recherche pour l'ingénieur en mécanique, matériaux et énergétique - PPRIMME (Poitiers ; 2010-....) - Institut Pprime [UPR 3346] / PPrime [Poitiers] |
| faculte : Université de Poitiers. UFR des sciences fondamentales et appliquées (1896-....) | |
| Jury : | Président / Présidente : Thierry Cabioc'h |
| Examinateurs / Examinatrices : Stefan Dilhaire, Arnaud Le Febvrier | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Nicole Fréty, Nicolas Horny |
Résumé
Dans un contexte énergétique incertain, l’idée de récupérer un flux de chaleur perdu en courant électrique apparait séduisante : c’est le principe de la thermoélectricité. Ce travail de thèse a pour objectif de montrer que les défauts qui influencent les propriétés physiques peuvent être utilisés pour les moduler et ainsi améliorer les performances des matériaux thermoélectriques, dont leur facteur de mérite (ZTm = S²/ρκ ). Les défauts ont été introduits via un processus hors équilibre, couramment utilisé dans l’industrie du semi-conducteur, appelé implantation ionique. Des films minces de ScN ont ainsi été implantés à différents taux d’endommagement et l’effet des ions a été examiné à travers différentes techniques de caractérisation permettant d’analyser en détail l’évolution des propriétés structurales et thermoélectriques. Les résultats montrent que quel que soit l’ion considéré, la génération de défauts induit systématiquement une diminution importante de la conductivité thermique (κ). Cependant, dans le ScN l’implantation provoque également un changement du mode de conduction électrique, de type métallique à semi-conducteur. Ce changement est imputé à des défauts de type ponctuel qui induisent des états localisés proches du niveau de Fermi, entrainant alors un mode de conduction par sauts (VRH). Ces défauts guérissent dès 400 K, laissant place à un autre type de défauts dits complexes qui sont notamment responsables de l’augmentation de la résistivité (ρ) mais également de l’amélioration du coefficient Seebeck (S). Ainsi, après implantation le ZTm du ScN peut être amélioré jusqu’à 150%. Des recuits thermiques post-implantation montrent une évolution des défauts et une guérison de l’endommagement simultanément, permettant ainsi de restaurer la résistivité tout en préservant un effet sur la conductivité thermique. L’implantation ionique apparait donc comme une technique adaptée pour moduler les propriétés des matériaux thermoélectriques.