Analyse socio-spatiale de l’exposition des populations à la pollution atmosphérique en zone urbaine, par une approche de modélisation dynamique basée sur l’individu et intégrant les pratiques de mobilité.
| Auteur / Autrice : | Taos Benoussaïd |
| Direction : | Isabelle Coll, Hélène Charreire |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences de l'Univers et Environnement |
| Date : | Soutenance le 27/03/2023 |
| Etablissement(s) : | Paris 12 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences, Ingénierie et Environnement (Champs-sur-Marne ; 2010-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire inter-universitaire des systèmes atmosphériques (Créteil ; 1997-....) - Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques / LISA (UMR_7583) |
| Jury : | Président / Présidente : Valérie Gros |
| Examinateurs / Examinatrices : Isabelle Coll, Hélène Charreire, Arnaud Banos, Alain Clappier, Florent Le Néchet | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Arnaud Banos, Alain Clappier | |
| DOI : | 10.70675/88e3bd3azfcc0z45bbz889fzba9ad735f591 |
Mots clés
Résumé
Le caractère non homogène de la pollution atmosphérique est à l’origine de nombreuses disparités d'exposition qui posent la question des inégalités environnementales. L'exposition étant l'une des questions clés pour évaluer les impacts sanitaires de la pollution, il est désormais nécessaire de considérer l'exposition au niveau individuel afin de mettre en évidence les inégalités sociales liées à l'exposition, et d'évaluer les formes d'action publique qui peuvent contribuer à les réduire.L’objectif général de cette thèse est de proposer une analyse sociale et géographique de l’exposition à la pollution de l’air. Pour répondre à cet objectif, ma recherche s’appuie sur une analyse des pratiques de mobilité - leviers de la différenciation de cette exposition, la modélisation de ces pratiques socialement discriminées dans un modèle multi-agents, et la conduite de modélisations aboutissant à la production de données d’exposition. Ma démarche fait appel à une plateforme de modélisation urbaine développée dans mon équipe, dans le cadre de précédents projets de recherche pluridisciplinaires. Dans cette chaîne de modélisation, la configuration de l'espace urbain ainsi que les pratiques individuelles émettrices qui s'y déroulent (mobilité et consommation d'énergie dans les bâtiments) sont simulées par le modèle d'émissions OLYMPUS. OLYMPUS produit des données d'émissions qui alimentent les simulations de qualité de l'air du CTM CHIMERE. Les champs de concentration horaire produits par CHIMERE sont ensuite raffinés à l'échelle de la rue par une méthode de descente d'échelle statistique. Cette plateforme permet le couplage des concentrations avec la mobilité d'OLYMPUS pour produire une exposition dynamique individuelle.Les développements que j’ai menés au cours de cette thèse sont pluriels et ont consisté à (i) enrichir la caractérisation des individus modélisés dans le modèle OLYMPUS en intégrant des paramètres socio-économiques dans leur profil et à (ii) implémenter la modélisation des comportements de mobilité socio-différenciés afin (iii) de proposer des données et analyses nouvelles sur la distribution des inégalités d’exposition des individus d’une grande aire urbaine. Ces développements ont été testés dans une situation contemporaine et dans un scénario de mobilité urbaine.