Thèse soutenue

Développement d’une approche théranostique utilisant le cuivre-64 dans un modèle murin de myélome multiple

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Auteur / Autrice : Cassandra Métivier
Direction : Alain Faivre-ChauvetLatifa RbahNicolas Chouin
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Médecine Nucléaire et Radiopharmaceutique
Date : Soutenance le 19/06/2023
Etablissement(s) : Nantes Université
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Biologie-Santé (Nantes)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre de Recherche en Cancérologie et Immunologie Intégrée Nantes Angers
Jury : Président / Présidente : Ferid Haddad
Examinateurs / Examinatrices : Mathilde Bonnet, Nathalie Le Bris
Rapporteurs / Rapporteuses : Alexis Broisat, Sylvie Chalon

Mots clés

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Résumé

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La médecine nucléaire porte un intérêt grandissant à l’approche théranostique intégrant des outils de diagnostic à la stratégie thérapeutique. En oncologie nucléaire, cette approche repose sur l’utilisation de molécules de ciblage spécifiques de la tumeur ou de son microenvironnement, associées à des radionucléides, qui permettent, selon leurs propriétés d’émission, de combiner le diagnostic par l’imagerie moléculaire radioisotopique (TEP ou TEMP) et la radiothérapie interne vectorisée (RIV). Dans cette perspective, le cuivre-64 est un radionucléide innovant, qui possède des propriétés de désintégration adaptées pour l'imagerie TEP et potentiellement pour la RIV. Dans la première partie de ce travail de thèse, nous avons développé et évalué une approche théranostique utilisant un anticorps anti-CD138 (AcM 9E7.4) radiomarqué au cuivre-64, le [64Cu]Cu-TE1PA-9E7.4 chez un modèle murin de myélome multiple. Les résultats de l’imagerie par tomographie par émission de positons utilisant le [64Cu]Cu-TE1PA-9E7.4 démontrent la capacité de radioimmunoconjugué à cibler les tumeurs surexprimant le CD 138. L’analyse dosimétrique effectuée à partir des données de biodistribution murine a révélé des valeurs de dose acceptables pour une utilisation en RIV. Le traitement avec des activités élevées a montré une efficacité thérapeutique avec un retard de la croissance tumorale et une augmentation de la survie associée à une toxicité modérée et transitoire. La deuxième partie de ces travaux détaille la production d’un anticorps anti-CXCR4 humain (AcM 12G5) radiomarqué au cuivre-64, et évalué pour ses capacités à cibler CXCR4 dans différentes lignées humaines du myélome multiple.