Le marketing territorial : nouvelles territorialisations, nouvelles représentations, nouvelles territorialités dans la géographie scolaire au second degré
Auteur / Autrice : | Florence Beuze |
Direction : | Dominique Chevalier |
Type : | Thèse de doctorat |
Discipline(s) : | Géographie, Aménagement, Urbanisme |
Date : | Soutenance le 11/12/2023 |
Etablissement(s) : | Lyon 2 |
Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences sociales (Lyon ; 2007-....) |
Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Environnement, ville, société (Lyon ; 1995-....) |
Jury : | Président / Présidente : Anne Sgard |
Examinateurs / Examinatrices : Anne Honegger, Anne Serriere-Glaudel | |
Rapporteurs / Rapporteuses : Charles-Edouard Houllier-Guibert, Justin Daniel |
Mots clés
Résumé
Toute démarche de marketing territorial peut possiblement modifier les territoires, leurs dynamiques et leurs représentations, y compris quand elle est introduite et utilisée en contexte scolaire. Ma recherche en géographie et en didactique de la géographie sur le marketing territorial vise à analyser les (nouvelles) territorialisations, représentations, et territorialités qui se (re)composent avec (ou non) le large et complexe processus du marketing territorial (Rochette & Houllier-Guibert, 2018). Pour ce faire, j’ai étudié dans toutes ses dimensions, le cas de l’image du territoire martiniquais mis en marketing territorial. Afin d’atteindre cet objectif, j’ai postulé que toute forme de promotion territoriale peut s’étudier à partir du produit – le territoire représenté : affiches, vidéos, installations – qui supporte les discours, les représentations et les pratiques des acteurs spatiaux car plus que la mise en intrigue de Paul Ricœur, c’est assurément la mise en scène du territoire (Debroux, 2013; Guesnier & Lemaignan, 2004) dont il est question dans ce travail doctoral. « Le marketing territorial, un (nouveau) changement de paradigme pour la géographie scolaire ? » contextualise le parcours épistémologique du concept de marketing territorial et fournit le cadre territorial et scolaire de l’étude (partie I). Davantage méthodologique, « Caractériser, spatialiser et didactiser le marketing territorial dans la géographie scolaire » (partie II) mobilise le concept de transposition curriculaire (Forquin, 2008; Jonnaert, 2011, 2015) qui questionne de manière systémique l’introduction et l’utilisation du marketing territorial dans les processus de fabrique des programmes scolaires de géographie jusque dans l’enseignement et l’apprentissage en classe. « Mettre en scène le territoire, quoi qu’il en coûte ! » (partie III), se termine avec l’étude des disparités spatiales qui émergent dans le cadre de la territorialisation marchande et l’analyse de la construction des savoirs curriculaires – scolaires, universitaires, politiques et sociaux –.