Thèse soutenue

Caractérisation de mutants de Phanerochaete chrysosporium résistants à des extractibles de bois

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Auteur / Autrice : Delphine Noël
Direction : Mélanie MorelRodnay Sormani
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie et écologie des forêts et des agrosystèmes
Date : Soutenance le 05/07/2023
Etablissement(s) : Université de Lorraine
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale SIReNa - Science et ingénierie des ressources naturelles (Lorraine ; 2018-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Interactions Arbres Micro-organismes (Nancy)
Jury : Président / Présidente : Philippe Silar
Examinateurs / Examinatrices : Mélanie Morel, Rodnay Sormani, Sabine Fillinger, Marie-Noëlle Rosso, Damien Blaudez
Rapporteurs / Rapporteuses : Sabine Fillinger, Marie-Noëlle Rosso

Résumé

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Parmi les Basidiomycètes, certains champignons sont spécialisés dans la dégradation du bois. La dégradation du bois par ces champignons conduit à la libération de molécules, appelées extractibles, dont certaines possèdent des propriétés antifongiques. Pour se développer en présence de ces molécules, les champignons dégradeurs de bois ont mis en place des systèmes de détoxication. La majorité des connaissances acquises sur ces mécanismes se restreint au fonctionnement général du Xénome. Cette limitation est principalement dû à un manque d’outils génétiques disponibles chez les Basidiomycètes, dont le champignon dégradeur de bois modèle Phanerochaete chrysosporium. Pour contourner cet obstacle, des collections de mutants résistants à des molécules antifongiques ont été produites chez P. chrysosporium. Ces mutants ont été générés par exposition aux UV et ont été sélectionnés sur leur phénotype de résistance à ces composés. La caractérisation des mutants résistants aux extractibles de bois de Bagassa guianensis a permis de démontrer que la résistance aux extractibles d’un bois confère un avantage au champignon pour le minéraliser. Cette caractérisation a mis en évidence un lien de causalité entre une mutation dans le gène codant pour une protéine DENND6 et le phénotype de résistance acquis par les mutants. La caractérisation des mutants résistants à la rapamycine a permis d’identifier chez P. chrysosporium le mécanisme d’action de cette toxine. Cette molécule inhibe l’activité de la protéine kinase TOR, enzyme impliquée dans une voie de signalisation contrôlant la croissance chez les eucaryotes. Chez les champignons dégradeurs de bois, la régulation de la croissance est intimement liée aux processus contrôlant la production et la sécrétion des enzymes impliquées dans la dégradation du bois. L’utilisation de ces mutants pour étudier la voie de TOR durant ces processus constitue un axe de recherche prometteur.