Thèse soutenue

Vers une mesure automatique de la densité de dislocation au MEB : Avantages et limites de la méthode R-ECCI

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Auteur / Autrice : julien Gallet
Direction : Michel PerezSophie Cazottes
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Physique des matériaux
Date : Soutenance le 06/03/2023
Etablissement(s) : Lyon, INSA
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Matériaux de Lyon (Villeurbanne ; 1991-....)
Partenaire(s) de recherche : Membre de : Université de Lyon (2015-....)
Laboratoire : MATEIS - Matériaux : Ingénierie et Science (Rhône) - Matériaux- ingénierie et science [Villeurbanne] / MATEIS
Jury : Président / Présidente : Xavier Sauvage
Examinateurs / Examinatrices : Michel Perez, Sophie Cazottes, Xavier Sauvage, Alexandre Mussi, Muriel Véron, Thibaut Chaise
Rapporteurs / Rapporteuses : Alexandre Mussi, Muriel Véron
DOI : 10.70675/def98f84zeed3z4aacz8abdz55039f5acf5d

Résumé

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Afin de prédire le comportement mécanique des matériaux métalliques, il est important de déterminer plusieurs quantités physiques, dont la densité de dislocation qui a un impact majeur sur les propriétés mécaniques. Des travaux récents ont montré qu’il est possible de réaliser ces observations à l’aide d’un microscope électronique à balayage. En effet, cette méthode a l’avantage d’être appliquée sur des échantillons massifs et de permettre l’observation de plus grandes surfaces. Cependant, une étape d’orientation de l’échantillon est nécessaire, et le traitement de l’image est réalisé manuellement. Cela rend l’approche longue et fastidieuse. La méthode R-ECCI est basée sur l’acquisition d’une série d’images à différents angles de rotation et permet d’éviter l’étape d’orientation de l’échantillon. Un profil d’intensité est obtenu, qui est représentatif de la nature du pixel considéré (dislocation, défaut ou matrice). L’objectif de ce projet de thèse était de développer une méthode de caractérisation automatique de la densité de dislocation, en utilisant un algorithme de type clustering appliqué sur les profils. Les images sont traitées de manière automatisée et la densité de dislocation est calculée. La première partie du projet a porté sur le développement de la méthodologie d’acquisition des images et du logiciel de traitement des données et a permis de déterminer les limites et les points forts de la méthode. Dans une deuxième partie, une comparaison quantitative avec les méthodes de mesure existantes (TEM, DRX, HR EBSD ...) a été effectuée. Outre le fait que chacune de ces méthodes ne détecte pas les mêmes populations de dislocations, des résultats complémentaires en termes de limites de détectabilité ont été obtenus. Enfin, les résultats obtenus sur un alliage connu ont été comparés à ceux obtenus par un modèle de prédiction micro-mécanique, et un bon compromis a été trouvé, ce qui permet de valider l’approche globale de R-ECCI.