Thèse soutenue

Vers une modélisation globale de la spectroscopie de transit pour une meilleure caractérisation des atmosphères d'exoplanètes autour d'étoiles jeunes et de la séquence principale

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Auteur / Autrice : William Dethier
Direction : Jérôme BouvierVincent Bourrier
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Astrophysique et milieux dilués
Date : Soutenance le 17/11/2023
Etablissement(s) : Université Grenoble Alpes
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale physique (Grenoble, Isère, France ; 1991-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble (Isère, France ; 2011-....)
Jury : Président / Présidente : Xavier Delfosse
Examinateurs / Examinatrices : Isabelle Boisse, Christophe Lovis
Rapporteurs / Rapporteuses : Maria Rosa Zapatero Osorio, Nuno C. Santos

Résumé

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La spectroscopie de transit a permis des progrès remarquables dans la compréhension et la caractérisation des atmosphères exoplanétaires. L’analyse de leur spectre d’absorption est l’un des principaux diagnostics permettant d’étudier leurs propriétés et qui nous permet d’obtenir des informations précieuses pour notre compréhension de l’évolution de ces planètes. Cependant, il a été récemment mis en évidence qu’il n’est pas simple d’identifier de manière fidèle les signatures d’absorption d’une atmosphère dans les spectres d’absorption. En effet, la variation du spectre stellaire sur la surface stellaire apparente (par exemple, la rotation stellaire et les variations centre- bord) introduit des signatures spectrales résiduelles dans le spectre d’absorption qui s’apparentent à celles d’une atmosphère. Ces contaminations stellaires peuvent potentiellement induire des erreurs d’interprétation des observations de transit et compromettre la qualité des propriétés atmosphériques qui en sont déduites.Dans cette thèse, j’examine en détail ces contaminations stellaires, leur origine, leur comportement et, en particulier, leur impact sur les signatures d’absorption atmosphérique. Pour cela, j’ai utilisé et développé une approche globale avec le code EVaporating Exoplanets (EVE), qui consiste à modéliser de manière autocohérente la délicate interaction entre la planète en transit, son atmosphère et le spectre stellaire qu’elles absorbent. À titre d’exemple, je me concentre sur deux espèces couramment étudiées par la communauté, à savoir le sodium et l’hélium. Ils sont tous deux des traceurs de couches complémentaires des atmosphères planétaires; l’hélium, en particulier, est un traceur de l’échappement atmosphérique, phénomène important dans l’étude de l’évolution planétaire.Tout au long de la thèse, je démontre la pertinence, la flexibilité et la nécessité d’une telle approche globale, dans laquelle l’étoile, la planète, son atmosphère, leur environnement et l’observateur ont une importance égale. Je le fais en obtenant de nouveaux résultats et interprétations sur l’atmosphère de deux exoplanètes bien connues et d’un intérêt particulier, HD 209458 b et MASCARA-1 b, mais aussi via des applications à d’hypothétiques planètes en transit autour d’étoiles jeunes enfouies dans leur disque protoplanétaire.Ce travail de thèse établit des bases solides pour améliorer et faciliter les futures caractérisations atmosphériques des exoplanètes et, finalement, notre connaissance et notre compréhension de l’abondance de mondes qui nous entourent.