Thèse soutenue

Funérailles, cérémonial et rites funéraires d'Henri IV et de la famille royale proche (le duc d'Orléans, Marguerite de Valois, Marie de Médicis et Louis XIII) : le roi est mort, vive l'État

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Auteur / Autrice : Anaïs Ferrer
Direction : François Pernot
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire
Date : Soutenance le 18/12/2023
Etablissement(s) : CY Cergy Paris Université
Ecole(s) doctorale(s) : Arts, Humanité, Sciences Sociales
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Héritages : Patrimoine(s), Culture(s), Création(s) (Cergy-Pontoise, Val d'Oise ; 2021-....)
Jury : Président / Présidente : Philippe Charlier
Examinateurs / Examinatrices : François Pernot, Philippe Charlier, Concetta Pennuto, Paul-Alexis Mellet, Jérémie Ferrer-Bartomeu
Rapporteurs / Rapporteuses : Concetta Pennuto, Paul-Alexis Mellet

Mots clés

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Résumé

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Le cérémonial funéraire qui suit la mort d'un roi se compose d'un ensemble d'étapes, appelées rites funéraires. Ces derniers débutent par l'exposition publique du corps où chacun peut venir se recueillir. Puis les étapes de l'autopsie et l'embaumement permettent de préserver le plus longtemps le corps royal de la putréfaction. Ces deux opérations sont pratiquées par les médecins et les chirurgiens du roi. Au cours de l'embaumement le cœur du roi est extrait pour être donné à un lieu préalablement identifié par le monarque. Se déroule ensuite l'exposition du cercueil et de l'effigie, mannequin de cire à la ressemblance du défunt. Elle représente le roi vivant couché sur un lit. Pour certains historiens , le mannequin est un substitut du corps qui permet une plus longue exposition du roi avant son inhumation sans portée politique. Pour d'autres, elle est une représentation politique de la continuité de la monarchie . Ce rite a entraîné l'apparition de pratiques comme celle de donner à manger au mannequin, comme si le roi était vivant. Le convoi funèbre clôt l'ensemble de ces rites composant le cérémonial funéraire des rois de France. Il mène, dans un premier temps, le cadavre royal à la Cathédrale Notre-Dame-de-Paris pour une messe, puis à la nécropole de Saint-Denis. Le corps est l'objet central de ce cérémonial.À partir de l'exemple des rituels funéraires identifiés pour Henri IV, ce mémoire met en évidence les continuités et les ruptures des rites funéraires entre ceux de la période médiévale et ceux des temps modernes. L'année 1610 marque en effet un tournant dans l'histoire du cérémonial funéraire des monarques français, dans la mesure où s'opère un processus de simplification des rituels tels qu'ils avaient été établis depuis la mort de Charles VIII en 1498. À titre d'exemple, l'effigie représentant le monarque vivant est abandonnée tout comme la cérémonie à Notre-Dame.Enfin, certaines funérailles de la famille d'Henri IV viennent alimenter la réflexion concernant ces changements funéraires : les exemples de sa première épouse répudiée, Marguerite de Valois, et seconde épouse, Marie de Médicis, morte en exil à Cologne, ainsi que ceux de deux de ses fils, le duc d'Orléans mort à l'âge de 4 ans, et le roi Louis XIII, son successeur mort de maladie. Tous ces précédents présentent des caractères particuliers, qui se retrouvent dans leurs rites funéraires.