Thèse soutenue

Influence du sexe et de l'exercice physique sur la réponse immune dans un modèle murin de pneumopathie

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Auteur / Autrice : Véronique Vermeersch
Direction : Olivier HuetMarie-Agnès Giroux-Metges
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Physiologie, physiopathologie, biologie systémique médicale
Date : Soutenance le 21/12/2023
Etablissement(s) : Brest
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de la Vie et de la Santé (Rennes ; 2022-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Optimisation des régulations physiologiques (Brest ; 2008-....)
Jury : Président / Présidente : Éric Vicaut
Examinateurs / Examinatrices : Olivier Huet, Marie-Agnès Giroux-Metges, Éric Vicaut, Sadek Beloucif, Emmanuel Martinod, Rozenn Le Berre
Rapporteurs / Rapporteuses : Sadek Beloucif

Mots clés

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Résumé

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Le sepsis, malgré l'amélioration des pratiques, garde un pronostic défavorable pour de nombreux patients. En réponse à cette problématique, une compréhension approfondie des interactions entre l'organisme et les agents pathogènes est essentielle. Notre étude examine dans ce contexte l’impact de deux conditions physiologiques distinctes, le sexe et l'exercice physique, sur la réponse immunitaire en réponse à une infection en utilisant un modèle animal de sepsis. Une pneumopathie a été ainsi induite par injection intratrachéale de Klebsiella pneumoniae chez des souris mâles, des souris femelles et des souris ayant bénéficié d’exercice physique sur tapis roulant 5 jours par semaines pendant 6 semaines. Les souris femelles présentaient une composition immunitaire pulmonaire distincte des mâles, avec plus de neutrophiles et de lymphocytes, une réduction de l'inflammation et une meilleure survie après induction du sepsis par pneumopathie. Les souris préconditionnées par exercice physique avaient un risque de mortalité à J5 significativement plus faible par rapport aux souris témoins. Le préconditionnement par exercice était associé à une réduction la gravité de l’infection en induisant une réponse inflammatoire plus rapide mais transitoire. En conclusion, le sexe et l'exercice physique modulent la réponse immunitaire en réponse au sepsis avec un rôle protecteur du sexe féminin et de l'exercice physique sur le pronostic du sepsis dans notre modèle. Comprendre les mécanismes physiopathologiques liés à la modulation de la réponse immune lors de l'agression par un pathogène pourrait être extrêmement utile dans la lutte contre les maladies infectieuses et pourrait suggérer de nouvelles stratégies afin d’améliorer celle-ci.