La protéine LGI1 et les canaux potassiques potentiel-dépendant de type Kv1 : distribution et partenaires moléculaires
| Auteur / Autrice : | Kevin Debreux |
| Direction : | Oussama El Far, Jacques Fantini, Oussama El Far |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Biologie-Santé - Spécialité Neurosciences |
| Date : | Soutenance le 22/12/2023 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Sciences de la vie et de la santé (Marseille) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Unité de neurobiologie des canaux ioniques et de la synapse |
| Jury : | Président / Présidente : Catherine Faivre-Sarrailh |
| Examinateurs / Examinatrices : Oussama El Far, Jacques Fantini, Stéphanie Baulac, David Perrais | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Stéphanie Baulac, David Perrais |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La leucine-rich glioma inactivated 1 (LGI1) est une glycoprotéine de la matrice extracellulaire. Elle est sécrétée dans le système nerveux central et peut interagir avec des récepteurs pré et post- synaptiques. Des mutations du gène codant pour LGI1 chez l’homme sont responsables d’une épilepsie héréditaire du lobe temporal latéral autosomique dominant (ADLTE). La présence d’auto-anticorps anti-LGI1 provoque une forme d’encéphalite limbique associée à des crises d’épilepsie et des troubles cognitifs.Il est établi expérimentalement que l’absence de LGI1, dans des souris Lgi1-/- provoque une augmentation de l’excitabilité neuronale et des modifications de l’expression des récepteurs AMPA et des canaux potassiques de type Kv1. A l’aide de différents types d’anticorps monoclonaux anti-LGI1 provenant de patients atteints d’encéphalite limbique autoimmune, nous avons étudié le protéome de la LGI1 et exploré sa distribution cellulaire et subcellulaire. Nous avons montré l’existence d’une diversité dans le protéome associé à LGI1 en fonction de l’auto-anticorps utilisé. Nous avons montré également que la LGI1 est présente au niveau des contacts synaptiques, des compartiments somatodendritiques et axonaux, ainsi que dans plusieurs complexes oligodendrocytaires, neuro-oligodendrocytaire et astro-microgliales. Nous avons d’autre part montré que l’absence de la LGI1 induit une diminution de l’expression des canaux K1.1, Kv1.2 dans les régions axonales et somatodendritiques. Cette diminution s’accompagnant d’une modification du protéome de Kv1.Enfin nous avons pu mettre en évidence une interaction de la LGI1 avec les gangliosides qui pourraient, à côté des protéines ADAM, participer à l’interaction de la LGI1 avec la membrane plasmique.L’ensemble de ces données permet de mieux appréhender le rôle de la LGI1 dans la transmission synaptique et contribue à décrypter la complexité du phénotype clinique observée chez les patients atteints d’encéphalite auto-immune associée aux anticorps anti-LGI1 ainsi que chez les patients ADLTE.