Clinique de la finitude : entre récits cliniques et récits littéraires : fonctions et enjeux transférentiels
| Auteur / Autrice : | Margot Adriaens |
| Direction : | Christian Bonnet |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Psychologie |
| Date : | Soutenance le 27/11/2023 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Cognition, Langage et Éducation (Aix-en-Provence) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire de psychologie clinique, de psychopathologie et de psychanalyse (Aix-En-Provence ; 2002-...) |
| Jury : | Président / Présidente : Jacques Cabassut |
| Examinateurs / Examinatrices : Christian Bonnet, Rosa Caron, Dolorès Albarracin, Delphine Scotto di Vettimo, Grégory Lo Monaco | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Jacques Cabassut, Rosa Caron | |
| DOI : | 10.70675/83badca8z9e3cz42b3z8a77zf0febfb45ebd |
Résumé
Cette recherche s’origine depuis la rencontre entre une clinicienne et la clinique des soins palliatifs. Elle tente de donner sens à l’expérience subjective de l’écoute de la parole du sujet, au sein de cette clinique de la finitude. Pour cela, elle propose, au moyen de l’analyse structurale du récit, une articulation entre le récit littéraire romantique et le récit clinique. Le romantisme, notamment en littérature, permettrait de nommer ce qui des processus inconscients caractérisent la clinique de la finitude. Elle porte les signifiants de la perte, de l’absence, de l’amour, du temps qui passe, du désespoir, du bonheur, de la mort et de la finitude. Le romantisme est un terme polysémique. Plus précisément, le romantisme s'apparente dans ce travail à un objet polymorphe, constitué d'au moins trois propriétés : conceptuelle (au sens littéraire), clinique (au sens de la rencontre avec les patients) et psychanalytique (au sens méthodologique). De sa dimension conceptuelle et structurale, le romantisme désigne une catégorie de discours littéraires qui développent des récits de perte, des romans de l’absence, des rêveries mêlant la mort et la finitude. La deuxième dimension du romantisme offre une clinique de la finitude dans le flux des discours de patients. Cette deuxième propriété entre en résonance avec la première sur la qualité romantique des récits littéraires. Enfin, grâce à sa troisième dimension, le romantisme s’arrime à des déterminants psychopathologiques et transférentiels. Celle-ci permet au clinicien d’articuler son propre rapport au langage, d’envisager son propre saisissement des signifiants de la perte, de l’absence et de la finitude. La reconnaissance d’un prototype romantique au cœur des récits cliniques permet de reconnaître et nommer la singularité transférentielle et les processus psychiques pour le patient éprouvant la finitude de son existence, comme des mouvements du clinicien s’engageant dans cette rencontre. Par cela, elle est un travail de sépulture et une proposition méthodologique dans l’accompagnement en soins palliatifs.