Traitement d’images avancé pour la détection directe d’exoplanètes avec les imageurs haut-contraste au sol
| Auteur / Autrice : | Chen Xie |
| Direction : | Arthur Vigan, Élodie Choquet |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Physique et sciences de la matière. Astrophysique et cosmologie |
| Date : | Soutenance le 06/10/2023 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Physique et sciences de la matière (Marseille) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire d'Astrophysique de Marseille (LAM) |
| Jury : | Président / Présidente : Jean-Luc Beuzit |
| Examinateurs / Examinatrices : Anne-Marie Lagrange, Sasha Hinkley, Hervé Le Coroller | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Rémi Soummer, David Mouillet | |
| DOI : | 10.70675/71ed1676z44adz46e2zaeaez24614f7b7d04 |
Mots clés
Résumé
Les techniques actuelles d'imagerie à haut contraste présentent des limites (auto-soustraction et sur-soustraction) aux faibles séparations angulaires (<0,3''), précisément là où se trouvent la plupart des exoplanètes. Il est donc nécessaire de développer des techniques de post-traitement avancées pour surmonter ces limitations, en repoussant encore plus loin les limites des imageurs à haut contraste actuels. Le but de cette thèse est d'explorer le potentiel de l'imagerie différentielle à étoile de référence (RDI) en utilisant toutes les données d'archives pour la détection et la caractérisation d'exoplanètes et de disques. La technique RDI que j'ai développée pour SPHERE/IRDIS constitue le cadre fondamental de cette thèse, et elle a permis un large éventail d'applications et de développements ultérieurs. Je montre que RDI est une technique d'imagerie prometteuse pour SPHERE, qui peut surpasser l'imagerie différentielle angulaire (ADI) aux courtes séparations angulaires. Pour étendre l'application de RDI aux données SPHERE/IFS, j'ai développé la technique RDI afin d'inclure des diversités spectrales dans la bibliothèque de référence sans compromettre la sensibilité tout en réduisant les exigences de calcul dans le post-traitement. Le concept d'utilisation de données d'archives comme références a inspiré le développement d'une nouvelle soustraction du fond de ciel pour IRDIS. En combinant RDI avec l'imputation de données par factorisation séquentielle de matrices non négatives (DIsNMF), je démontre que le RDI-DIsNMF est une technique d'imagerie de disque optimisée et sans modèle permettant de minimiser l'auto-soustraction et la sursoustraction. RDI-DIsNMF peut récupérer avec précision la morphologie d'un disque et préserver son flux avec une transmission proche de 100%. Enfin, j'applique les multiples techniques que j'ai développées dans cette thèse à des observations IRDIS de HD 100453 en tant qu'application astrophysique. En récupérant les caractéristiques d'un bras spirale via RDI-DIsNMF, je mesure son mouvement sur 4 ans pour effectuer des analyses de mouvement dynamique. Le mouvement de la spirale est cohérent avec le mouvement orbital du compagnon excentrique. Avec cette première preuve observationnelle d'un compagnon entraînant un bras spirale parmi les disques protoplanétaires, nous confirmons directement et dynamiquement la théorie de longue date sur l'origine des caractéristiques spirales dans les disques protoplanétaires