Thèse soutenue

''Per lo fine arrivar mezzo non cura'' : influence des œuvres machiavéliques dans les poèmes italiens

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Antonio Borrelli
Direction : Raffaele RuggieroMaria Cristina Cabani
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Études italiennes
Date : Soutenance le 24/07/2023
Etablissement(s) : Aix-Marseille en cotutelle avec Università degli studi (Pise, Italie)
Ecole(s) doctorale(s) : École Doctorale Langues, Lettres et Arts (Aix-en-Provence)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre aixois d'études romanes (Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône)
Jury : Président / Présidente : Matteo Residori
Examinateurs / Examinatrices : Raffaele Ruggiero, Maria Cristina Cabani, Susanna Gambino Longo, Andrea Torre, Elisabetta Selmi
Rapporteurs / Rapporteuses : Susanna Gambino Longo

Résumé

FR  |  
EN

La thèse entend suivre une direction précise d’enquête critique, en se concentrant sur l’influence machiavélienne dans le genre du poème chevaleresque, d’abord, et épique, ensuite, des années immédiatement proches de la rédaction des œuvres du Secrétaire florentin jusqu’à la première moitié du siècle suivant. Le choix du genre littéraire n’est pas fortuit : le poème de la Renaissance représente une forme poétique liée à des rapports particulièrement étroits avec le contexte historico-politique d’appartenance des auteurs, toujours liés aux principaux seigneurs d’Italie en qualité de secrétaires et de diplomates. La politique représente en somme le domaine professionnel, parallèle à la littérature, de chacun des poètes examinés, et influence inévitablement son œuvre dans un sens théorique et pratique : les poèmes se déroulent dans le cadre de la cour, à côté de cette louange et idéologique, une fonction didactique qui s’exprime à travers des réflexions d’argument moral ou politique. On assiste donc, pendant la période considérée, à une croissance progressive de la dimension politique à l’intérieur des poèmes, qui se traduit, à partir de Tasso, dans la définition de celles qui apparaissent comme des scènes topiques députées au discours sur le gouvernement. Dans ce cadre et à partir de ces prémisses, on entend analyser l’évolution de la présence machiavélienne et de l’attitude des poètes à l’égard des sources politiques dans les poèmes.