Contribution de la Cour pénale internationale à la stabilité de la région des Grands Lacs
| Auteur / Autrice : | Jean- Baptiste Sianganu Ndimbungu |
| Direction : | Gilles Mathieu |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Droit privé |
| Date : | Soutenance le 05/07/2023 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Sciences juridiques et politiques (Aix-en-Provence) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire de droit privé & de sciences criminelles (Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône) |
| Jury : | Président / Présidente : Philippe Bonfils |
| Examinateurs / Examinatrices : Philippe Bonfils, Marie-Christine Sordino, Xavier Philippe, Emmanuel Janvier Luzolo Bambi Lessa | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Marie-Christine Sordino, Xavier Philippe |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Cette recherche s'interroge sur la capacité de la Cour pénale internationale (CPI) à rétablir la paix dans la région des Grands Lacs minée par près de trois décennies de guerres émaillées des crimes internationaux. La mission de lutte contre l'impunité des crimes les plus graves impartie à la CPI met a priori cette instance à la pointe du défi dans la région. Cependant, son action est circonscrite par le principe de la complémentarité qui réserve la primauté de poursuite des crimes du Statut de Rome aux instances étatiques. Reste que les systèmes judiciaires des États de la région sont aussi touchés par les effets des guerres (absence d'indépendance, de ressources, émergence des déserts juridiques, etc.). Dès lors, l'intervention palliative de la CPI en couverture des ces systèmes accroît le risque judiciaire sur les auteurs des crimes les plus graves de la région et concourt à leur prévention. Elle transcende toute barrière idéologique et géographique par la mise en œuvre d'une solidarité transfrontalière symptomatique de l'universalité des droits de l'homme même si l'efficience de la Cour demeure tributaire de la coopération volontaire des États. Par ailleurs, face à la spirale de guerres de la région, la quête d'une paix durable dans cette zone nécessite une approche holistique mêlant mécanismes judiciaires et extra-judiciaires : juge national, CPI, justice transitionnelle par le biais d'un tribunal pénal international pour la région et programme de réparations doivent interagir. Enfin, n'appert-il pas de remettre en cause le dogme de l'irresponsabilité pénale de la personne morale au vu de l'implication des sociétés multinationales aux drames de la région ?