Thèse soutenue

Rôle des lymphocytes T Résidents Mémoires (TRM) et des intégrines CD103 et CD49a dans la réponse aux immunothérapies ciblant PD-1 et CTLA-4

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Auteur / Autrice : Isabelle Damei
Direction : Fathia Mami-Chouaib
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de la vie et de la santé
Date : Soutenance le 29/03/2022
Etablissement(s) : université Paris-Saclay
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Cancérologie : biologie-médecine-santé (Villejuif, Val-de-Marne ; 2015-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Immunologie intégrative des tumeurs et immunothérapie des cancers (Villejuif, Val-de-Marne ; 2006-....)
Référent : Université Paris-Saclay. Faculté de médecine (Le Kremlin-Bicêtre, Val-de-Marne ; 2020-....)
graduate school : Université Paris-Saclay. Graduate School Life Sciences and Health (2020-….)
Jury : Président / Présidente : Benjamin Besse
Examinateurs / Examinatrices : Christine Ménétrier-Caux, Nadège Bercovici, Eric Tartour, Salvatore Valitutti
Rapporteurs / Rapporteuses : Christine Ménétrier-Caux, Nadège Bercovici

Résumé

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La compréhension des mécanismes impliqués dans la réponse immunitaire anti-tumorale et l'identification de biomarqueurs permettant de prédire la réponse aux traitements ciblant les points de contrôle immunitaire, tels que PD-1 et CTLA-4, sont des enjeux majeurs pour améliorer la prise en charge des patients atteints de cancers. En effet, même si les immunothérapies peuvent aboutir à des résultats spectaculaires, seuls environ 20 % des patients atteints de cancers du poumon traités par anti-PD-1 ou anti-PD-L1 y répondent. Il est donc important de comprendre comment les Inhibiteurs des points de Contrôle Immunitaire (ICI) agissent sur les cellules immunitaires au sein de la tumeur et quelles sont les populations lymphocytaires T impliquées dans cette réponse afin de mieux sélectionner les patients pouvant bénéficier de ces thérapies. Les lymphocytes T Résidentes Mémoire (TRM), définis par l’expression l’intégrine CD103, mais aussi l’intégrine CD49a et/ou CD69, apparaissent comme des sous-ensembles de lymphocytes T clés dans la réponse clinique aux traitements par anti-PD-1. Mon projet de thèse avait pour objectif de comprendre le rôle des TRM CD103+ ainsi que d’autres populations TRM éventuelles dans la réponse aux immunothérapies ciblant PD-1 et CTLA-4 dans un modèle tumoral murin. Nous avons d'abord observé que les intégrines CD103 et CD49a permettent de définir plusieurs sous-populations de TRM ayant des niveaux d'expression différents de plusieurs marqueurs d'épuisement des lymphocytes T. Ces sous populations TRM ont également des capacités sécrétrices et effectrices distinctes. De façon intéressante, chacune de ces sous-populations de TRM est impliquée différemment dans l’action des immunothérapies ciblant des points de contrôle immunitaire distincts. Nous avons démontré que les TRM CD8+CD103+ sont nécessaires dans la réponse au traitement par des anti-PD-1, mais pas dans celle des anti-CTLA-4. Inversement, les TRM CD4+CD49a+ sont impliqués dans la réponse aux anti-CTLA-4, mais pas dans celle aux anti-PD-1, même si des lymphocytes T CD4+ semblent nécessaires. De plus, ces TRM CD4+CD49a+ possèdent des propriétés cytotoxiques amplifiées suite au blocage de CTLA 4. Il serait donc intéressant d'étudier cette population chez l’Homme afin d’examiner son implication dans la réponse clinique aux traitements ciblant CTLA-4. Ces résultats pourraient ouvrir des voies prometteuses pour un traitement personnalisé permettant d’orienter plus rapidement chaque patient atteint de cancer vers l’immunothérapie la mieux appropriée et la plus efficace.