Complications post opératoires en chirurgie urogynécologique par voie vaginale : impact du microbiote vaginal et intérêt de la création d’un dispositif médical de prévention des infections du site opératoire
| Auteur / Autrice : | Lucie Allegre |
| Direction : | Renaud de Tayrac, Xavier Garric |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Biologie Santé |
| Date : | Soutenance le 13/12/2022 |
| Etablissement(s) : | Université de Montpellier (2022-....) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé (Montpellier ; 1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut des Biomolécules Max Mousseron (Montpellier) |
| Jury : | Président / Présidente : Chrystèle Rubod dit Guillet |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Céline Chauleur, Rajeev Ramanah | |
| DOI : | 10.70675/48c7fc6dz241az4e20zb3fazec442a089fde |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
But : Les complications de la chirurgie urogynecologique par voie vaginale semblent avoir un lien avec l’environnement bactérien vaginal.Le but de cette thèse était d’évaluer le taux de complications en chirurgie urogynécologie par voie vaginale de déterminer le rôle du microbiote vaginal sur la survenue de ces complications puis d’évaluer l’intérêt de la création d’un dispositif médical de prévention des infections du site opératoire.Méthodes : Nous avons évalué le succès et le taux de complications post opératoires à court et long terme de la chirurgie du prolapsus par voie vaginale prothétique ainsi que les facteurs de risques.Puis, une analyse du microbiote vaginal par séquençage de l’ADNr 16S a été réalisée avant et après chirurgie urogynécologique par voie vaginale. Une association entre le microbiote et la survenue de complications chirurgicales a été recherchée.Enfin nous avons comparé l’efficacité sur la recolonisation bactérienne du site opératoire de deux dispositifs médicaux : le champ à inciser et le système GelPoint lors d’une chirurgie vaginale.Résultats : La chirurgie vaginale du prolapsus semble être une technique efficace et sûre avec des taux de complications post opératoires faibles à court et long termes. L’hystérectomie antérieure ou concomitante n’influe pas sur le taux de complications de cette chirurgie.Le microbiote vaginal est modifié par un geste chirurgical par voie vaginale et semble avoir un lien avec l’évolution post opératoire des patientes en chirurgie urogynécologique.Un microbiote vaginal riche en lactobacilles semble favoriser une évolution favorable des patientes.La mise en place d’un champ collant ou l’utilisation de la technique vNOTES lors d’une chirurgie vaginale semble éviter une recontamination bactérienne du champ opératoire.Conclusion : La chirurgie vaginale est une voie d’abord fiable et sûre pour la chirurgie urogynécologique. L’environnement bactérien en particulier le microbiote vaginal doit être exploré dans des études ultérieures car il pourrait jouer un rôle sur l’évolution post opératoire des patientes. La création d’un dispositif médical permettant d’éviter la contamination du champ opératoire en chirurgie vaginale est une piste à considérer pour améliorer cette chirurgie.