Corrélation génotype-phénotype dans les maladies rétiniennes héréditaires
| Auteur / Autrice : | Marco Nassisi |
| Direction : | Isabelle Audo, Christina Zeitz |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Génétique et génomique |
| Date : | Soutenance le 21/11/2022 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne université |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Physiologie, Physiopathologie et Thérapeutique (Paris ; 2000-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut de la vision (Paris ; 2009-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Florian Sennlaub |
| Examinateurs / Examinatrices : Elise Héon | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Arno Gavin, Eyal Banin |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Les dystrophies rétiniennes héréditaires (DRH) sont un groupe hétérogène de maladies stationnaires et progressives qui conduisent à une déficience visuelle et éventuellement à la cécité. Le développement de traitements pour les DRH nécessite une meilleure compréhension de ces maladies et donc des recherches qui étudient les mécanismes pathogènes et l'histoire naturelle. Dans cette thèse, une large cohorte de patients DRH du centre de référence des maladies rares de l'hôpital des Quinze-Vingts, Paris, a été analysée pour fournir des informations et des données sur le génotype et le phénotype. Le spectre des variantes associées à la maladie a été élargi pour plusieurs gènes, notamment PDE6A, PDE6B, MYO7A, CNGB1 et RPGR. L'histoire naturelle des maladies associées a été bien caractérisée par l'imagerie multimodale et les analyses fonctionnelles. La délimitation du taux de progression de la dégénérescence rétinienne (par exemple, relativement plus rapide dans les DRH liées à MYO7A et RPGR) a permis d'identifier une fenêtre d'intervention optimale pour les futurs essais cliniques. De plus, des corrélations génotype-phénotype ont été tentées et, pour RPGR, elles ont confirmé l'importance de la localisation des variants pathogènes dans la détermination du phénotype de la maladie. Notre travail a également corroboré les implications des variantes dans ATXN7, dans le développement d'un phénotype de dystrophie de type cône-bâtonnet; en effet, nous avons fourni une corrélation génotype-phénotype, démontrant une association directe entre les résultats génétiques, neurologiques et ophtalmologiques dans l'ataxie spinocérébelleuse de type 7. Pour la maladie de Stargardt liée à ABCA4 (c'est-à-dire la forme la plus fréquente de maculopathie juvénile), notre étude a pu définir un nouveau biomarqueur d'imagerie corrélé à l'évaluation fonctionnelle de la maladie. Enfin, cette étude a analysé la DRH liée à ITM2B, fournissant plus de détails sur l'histoire naturelle de la maladie et des informations sur ses mécanismes pathogènes. Les informations fournies avec ces analyses seront utiles pour définir un modèle de corrélation génotype-phénotype pour les DRH aidant à : (1) la prédiction du pronostic des patients en fonction de leur(s) mutation(s) génétique(s) ; (2) la sélection des patients dans les essais thérapeutiques cliniques; (3) définir les meilleurs résultats pour les nouvelles thérapies expérimentales.