Thèse soutenue

Rouges : une exploration du tiers espace de l’écriture traductive à travers Anne Carson et son Autobiography of Red

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Auteur / Autrice : Pauline Jaccon
Direction : Isabelle CollombatIsabelle Alfandary
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Traductologie
Date : Soutenance le 24/09/2022
Etablissement(s) : Paris 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences du langage (Paris ; 2019-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : CLESTHIA (Paris)
Jury : Président / Présidente : Antoine Cazé
Examinateurs / Examinatrices : Isabelle Collombat, Isabelle Alfandary, Antoine Cazé, Vincent Broqua, Axel Nesme
Rapporteurs / Rapporteuses : Antoine Cazé, Vincent Broqua

Résumé

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L’écriture, en traduction, se déroule dans un espace de création tout particulier : un entre-deux, situé entre source et cible, lecture et écriture, signification et interprétation, décentré et dynamique. La présente thèse se consacre à l’exploration théorique, créative et phénoménologique de cet espace, qu’elle définit comme un tiers espace. Pour engager cette exploration et l’illustrer, elle examine le processus créatif d’Anne Carson, dont les travaux littéraires comme traductifs caractérisent l’hybridité polyphonique de l’écriture traductive, et notamment son Autobiography of Red, qui en exemplifie les procédés. En accord avec les principes de la recherche-création, qui promeut une approche phénoménologique et heuristique de la recherche ainsi que la formativité inhérente à la création entreprise par la chercheuse-artiste, cette thèse s’articule en trois parties, représentant chacune une approche différente du tiers espace de l’écriture traductive. En premier lieu, il est défini de façon théorique, en dialogue avec le corpus d’Anne Carson ; il est ensuite mis en pratique par la traduction intégrale d’Autobiography of Red, contenue dans ce volume ; enfin, il est examiné de façon réflexive et personnelle dans un Carnet de traduction destiné à mettre en scène, par le biais de l’écriture créative et de l’autofiction, l’expérience de traduction et la pensée qui l’a accompagnée. Ce cheminement permet de redéfinir l’écriture en traduction comme une pratique littéraire à part entière, sous-tendue par une pensée herméneutique propre et source de formativité artistique, linguistique, et ontologique.