La nature juridique du sacre et du couronnement dans la tradition française médiévale : entre le prince et Dieu : la double donation d’un pouvoir constitué par le peuple ?
| Auteur / Autrice : | Luc Taupenas |
| Direction : | Stéphane Pillet |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Droit mention histoire du droit |
| Date : | Soutenance le 13/12/2022 |
| Etablissement(s) : | Lyon 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de droit (Lyon) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre lyonnais d'histoire du droit et de la pensée politique |
| Jury : | Président / Présidente : Virginie Lemonnier-Lesage |
| Examinateurs / Examinatrices : Virginie Lemonnier-Lesage, Louis de Carbonnières, Vincent Martin, Emmanuelle Chevreau, Franck Roumy | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Louis de Carbonnières, Vincent Martin | |
| DOI : | 10.70675/d824dfdcz58aaz476bzb716zf329949bba92 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Les historiens ont tendance à classer l’institution médiévale du sacre et du couronnement français dans le registre du droit divin des rois selon lequel le pouvoir vient de Dieu sans la médiation constituante du peuple. Selon cette logique, le sacre solenniserait une donation unilatérale du pouvoir de la part de Dieu en faveur de l’oint et du couronné. Mais la doctrine du droit divin des rois apparaît comme une invention moderne née en réaction aux guerres de religion sous la plume de Jean Du Tillet en 1566. Aussi, l’étude des sources médiévales liturgiques, historiographiques, doctrinales et juridiques de la tradition française du sacre et du couronnement révèle que la nature juridique de cette cérémonie consisterait, entre le prince et Dieu, en la double donation d’un pouvoir constitué par le peuple.