Thèse soutenue

Analyse des paramètres oncologiques des patients pris en charge en réhabilitation améliorée après chirurgie

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Auteur / Autrice : Fatah Tidadini
Direction : Catherine ArvieuxJean-Luc Faucheron
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Recherche clinique
Date : Soutenance le 13/12/2022
Etablissement(s) : Lyon 1
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Interdisciplinaire Sciences-Santé (Villeurbanne ; 1995-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre pour l'Innovation en Cancérologie de Lyon (2003-....)
Jury : Président / Présidente : Olivier Glehen
Examinateurs / Examinatrices : Adeline Germain, Zaher Lakkis, Émilie Dassonneville-Duchalais, Brice Malgras
Rapporteurs / Rapporteuses : Adeline Germain, Zaher Lakkis

Résumé

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La réhabilitation améliorée après chirurgie (RAC) cancérologique digestive prend une place de plus en plus importante dans le parcours de soin et connaitre l’impact de cette prise en charge à long terme est primordial pour les cliniciens. Nous avons souhaité analyser les paramètres oncologiques des patients pris en charge en mode RAC pour la chirurgie colo-rectale mini-invasive et la chimiothérapie intrapéritonéale pulvérisée par aérosols (PIPAC). Sur le plan clinique, nous avons réalisé deux études évaluant le lien entre le protocole RAC, les facteurs de risque et la survie à 3 ans après chirurgie colorectale mini-invasive et quatre autres évaluant les bénéfices et risques de la PIPAC dans le traitement de la carcinose péritonéale. Sur le plan méthodologique, nous avons analysé les biais apparus lors de nos travaux et proposé des outils d’amélioration pour la mise en œuvre de futures études cancérologiques dans cette population. Nos résultats ont montré que la pratique de la RAC après chirurgie colorectale est efficace aussi bien chez les patients jeunes que chez les patients âgés de 65 ans et plus. L'analyse de la survie à 3 ans par un modèle de Cox multivarié a identifié le groupe RAC comme un facteur protecteur avec une réduction de 30 % du risque de décès, indépendamment des facteurs de risque classiques identifiés. Nos études sur la PIPAC ont montré que cette thérapie pourrait retarder la progression oncologique, améliorer la survie par rapport à la chimiothérapie systémique sans PIPAC et réduire la durée totale des hospitalisations, sans impact négatif sur la qualité de vie du patient. Sur le plan économique, la valorisation de l’hospitalisation pour la réalisation de ce traitement reste insuffisante par rapport au coût réel engendré (61 %). Sur le plan pharmacologique, la PIPAC à base d’Oxaliplatine a été identifiée comme facteur de risque associé à plus de douleur post-opératoire par rapport à la PIPAC à base de l’association Doxorubicine-Cisplatine. L’identification des biais méthodologiques a permis de proposer des outils d’amélioration dans la mise en œuvre des études cliniques dans ces deux populations. Pour évaluer l’impact de la RAC et de la PIPAC à long terme, nous proposons de réaliser des études de cohortes prospectives et multicentriques, avec des analyses appariées selon des facteurs pronostiques identifiés. Nos travaux apportent des éléments pouvant permettre de diminuer la morbi-mortalité et améliorer la qualité de vie des patients et de leurs proches aidants.