Thèse soutenue

Analyse sémantique de la communication diplomatique franco-haïtienne à travers des échanges épistolaires

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Auteur / Autrice : Mc Haendel Ismael
Direction : Driss Ablali
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences du langage
Date : Soutenance le 14/12/2022
Etablissement(s) : Université de Lorraine
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Humanités Nouvelles - Fernand Braudel (Lorraine)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre de Recherche sur les Médiations (Lorraine)
Jury : Président / Présidente : Lotfi Abouda
Examinateurs / Examinatrices : Driss Ablali, Abdenbi Lachkar, Patricia von Münchow
Rapporteurs / Rapporteuses : Abdenbi Lachkar, Patricia von Münchow

Résumé

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L'objectif de ce travail est de pouvoir mettre en application une méthodologie d'analyse des textes dans le domaine des sciences humaines et sociales sur un fait, c'est-à-dire mesurer et évaluer le niveau d'échange entre Haïti et la France dans les relations internationales. Il ne s'agit pas d'un travail exhaustif, mais plutôt la mise en place d'une méthodologie qui consiste à faciliter la compréhension du langage des diplomates et les aléas du monde des relations internationales, à travers certaines correspondances entre les Etats. Les relations entre Haïti et la France sont priorisées dans le cadre de ces études parce qu'avant tout c'est mon pays, d'où l'intérêt, mais aussi parce que la France un partenaire privilégié dans les relations internationales d'Haïti. En outre, les deux Etats ont une relation très ancienne semblable non seulement à certains autres pays qui ont connu des histoires entre ex-métropoles et colonies, mais aussi à d'autres relations bilatérales ou multilatérales entre différents Etats. Beaucoup d'ouvrages, soit à usage académique ou normatif, ont été produits afin de former de futurs diplomates et mettre en valeur les principes mêmes de la diplomatie en terme de comportement dans les relations bi et/ou multilatérales, et d'autres se sont consacrés aux travaux d'encodage et de décodage de messages secrets dans le but de faciliter l'espionnage ou à des fins similaires ; cependant peu d'analyses ont été consacrées sur la textualité des pratiques diplomatiques entre les ministres des affaires étrangères et les personnels diplomatiques. On remarque donc que tous les ouvrages qui leur ont été consacré définissent avec plus ou moins de précision les stratégies employées par les gouvernements et Etats en matière de politique étrangère. Peu d'auteurs se sont intéressés vraiment à l'importance que les rapports, les comptes rendus et les dépêches ont dans les échanges ; vu que certains prennent l'habitude de croire que la diplomatie n'est que l'affaire des diplomates, comme si la diplomatie pouvait exister sans un canal communicatif strictement défini, alors que ces derniers ont même laissé des mémoires dans le cadre de ce qu'ils ont accompli au cours de leurs missions. Notre étude se situe au carrefour de deux disciplines que certains croient si différentes mais qui, en réalité, se complètent. Il s'agit des sciences du langage et les relations internationales. Cette dernière est dérivée de la science politique dans les affaires interétatiques alors que l'autre s'engage du côté de la linguistique, c'est-à-dire tout ce qui concerne les affaires langagières utilisées dans tous les domaines des activités humaines où la recherche du sens est partie prenante ; en d'autres termes, une étude herméneutique qui devrait élucider tous les détours d'atténuation utilisés généralement par la diplomaticité. L'analyse que nous nous proposons de faire est un travail de décryptage de correspondances échangées dans le cadre des relations entre des Etats, et disponibles sur des supports minutieusement conservés. Nous prenons le soin de délimiter notre étude en un travail analytique, à savoir la sémantique dans les échanges épistolaires qui jusqu'à présent a été rarement exploitée dans le domaine diplomatique. Voilà pourquoi nous restons persuadé que ce travail devrait permettre de révéler des sous-entendus langagiers pratiqués majoritairement par ceux qui mènent les négociations et qui écrivent constamment des correspondances à leurs supérieurs hiérarchiques et leurs homologues afin de les informer d'une part de la situation du terrain, d'autre part de maintenir une meilleure relation.