Automatisme esthétique : la photographie comme technique

par Snježana Simić

Thèse de doctorat en Esthétique

Sous la direction de Jean-Marie Schaeffer.

Le président du jury était Frédéric Pouillaude.

Le jury était composé de Frédéric Pouillaude, Dominique Chateau, Jacinto Lageira, Anne Sauvagnargues.

Les rapporteurs étaient Frédéric Pouillaude, Dominique Chateau.


  • Résumé

    Cette thèse se propose de penser la technicité de la photographie comme source de son pouvoir esthétique. Certes, voir dans l'automatisme technique un certain intérêt esthétique n'est pas tout à fait nouveau et les « ontologies » de la photographie l'ont déjà reconnu et théorisé dans le contexte photographique. Cependant, leurs thèses et leurs conclusions théoriques ont suscité beaucoup de critiques, surtout en raison de leur aspect substantialiste et essentialiste. Pour cette raison, il s'agit d'abord d'analyser et de ré-articuler les thèses des ontologies de la photographie ainsi que leurs critiques. Tout en prenant en compte la validité de nombreuses critiques, notre but est de mettre en évidence un certain nombre de confusions notionnelles dans le corpus critique voire le risque d'un autre essentialisme. En prenant ainsi en compte la causalité de la photographie, il s'agit de souligner sa techno-matérialité dans le contexte d'un paradigme matérialiste plus large. Au-delà de la dichotomie image/médium, la photographie est abordée en tant qu'objet technique et ses images en tant qu'images techniques aussi. En partant d'une vision des machines en tant qu'êtres organisés, proches du vivant, notre intention est de faire ressortir, d'une part, le lien étroit entre le caractère technique et esthétique de la photographie et d'autre part, de ré-articuler le caractère esthétique en tant que tel dans la perspective du non-humain/inhumain. Enfin, la problématique de la contingence nous permet de réellement rendre compte du caractère créatif des machines et de trouver, dans leur automatisme même, la raison de leur caractère esthétique.

  • Titre traduit

    Aesthetic Automatism : Photography as Technology


  • Résumé

    This thesis makes the assumption that the technicity of photography is a source of its aesthetic power. Certainly, to find in technical automatism a certain kind of aesthetic interest is not a new thing and ontologies of photography already recognized it and theorized it in the photographic context. Nevertheless, their theoretical considerations have raised a lot of criticism, especially concerning their substantialist and essentialist aspects. For that reason, we first analyze and re-articulate these ontological theses and also those of their critics. While we can approve many of these critical stances, our intention is to demonstrate a certain number of notional confusions in this corpus, even the risk of another kind of essentialism. Taking, hence, a causal aspect of photography as our starting point, we insist on its techno-material nature in a larger materialist context. Above and beyond the image/medium dichotomy, photography is taken as a technical object and its images as technical images as well. Considering machines as organized beings, similar to living beings, our intention is to highlight, on one hand, a tight connection between the technical and the aesthetic dimension of photography and, on the other hand, to re-articulate the aesthetic dimension as such in relation with the non-human/inhuman. Finally, the question of contingency allow us to truly account for the creative aspect of machines and to find, in their mere automatism, the reason for their aesthetic nature.


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