Orner le pouvoir : L'oeuvre des frères Jules-Hugues et Jean-Siméon Rousseau, sculpteur et peintre des Bâtiments du Roi (1767-1821)
| Auteur / Autrice : | Jean-Baptiste Corne |
| Direction : | Jean-François Belhoste |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire de l'art |
| Date : | Soutenance le 20/02/2021 |
| Etablissement(s) : | Université Paris sciences et lettres |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de l'École pratique des hautes études (Paris) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Savoirs et Pratiques du Moyen Âge au XIXe siècle (Paris) - Savoirs et pratiques du Moyen Age au XIXe siècle / SAPRAT |
| établissement de préparation de la thèse : École pratique des hautes études (Paris ; 1868-....) | |
| Jury : | Président / Présidente : Yves Carlier |
| Examinateurs / Examinatrices : Jean-François Belhoste, Yves Carlier, Valérie Nègre, Patrick Michel, Michèle Bimbenet-Privat, Daniëlle O. Kisluk-Grosheide | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Valérie Nègre, Patrick Michel | |
| DOI : | 10.70675/60942f6ezdc44z4affzb9f9z8948d7e0dce4 |
Mots clés
Résumé
De la fin du règne de Louis XV jusqu’au retour des Bourbons sur le trône de France, les frères Jules-Hugues (1743-1806) et Jean-Siméon Rousseau (1747-1820) développèrent un atelier de sculpture et de peinture original et florissant, où les pinceaux du peintre et les gouges du sculpteur s’unirent pour créer des décors d’exception à destination de la famille royale et des élites parisiennes. Sensibles aux évolutions techniques de leur profession, tout en conservant un profond respect pour les pratiques traditionnelles, ils essayèrent tant bien que mal d’imposer leur empreinte au sein d’une importante communauté d’artisans décorateurs qui, selon les différents régimes et crises politiques, connut de nombreuses mutations et évolutions structurelles, sociales, économiques et identitaires. Maîtrisant parfaitement les différents répertoires décoratifs en vogue à la fin du XVIIIe siècle, l’atelier des Rousseau réussit à se faire nom auprès des plus grands architectes royaux et parisiens sans pour autant connaître une fortune critique et publique à la hauteur de leurs productions. Et pourtant, leurs boiseries peintes et/ou sculptées firent la renommée des résidences royales sous le règne de Louis XVI, et de certains hôtels particuliers de la capitale à la veille de la Révolution française.