Apport des nanotechnologies à l'étude de la fonction des récepteurs β-adrénergiques et des canaux calciques cardiaques selon leur localisation membranaire
| Auteur / Autrice : | Marion Barthé |
| Direction : | Rodolphe Fischmeister, Nicolas Tsapis |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Physiologie, physiopathologie |
| Date : | Soutenance le 26/01/2021 |
| Etablissement(s) : | université Paris-Saclay |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Innovation thérapeutique : du fondamental à l'appliqué (Châtenay-Malabry, Hauts-de-Seine ; 2015-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Signalisation et physiopathologie cardiovasculaire (Châtenay-Malabry, Hauts-de-Seine ; 2006-....) |
| Référent : Université Paris-Saclay. Faculté de pharmacie (Orsay, Essonne ; 2020-....) | |
| Jury : | Président / Présidente : Denis David |
| Examinateurs / Examinatrices : Catherine Pavoine, Francesca Rochais, Fabien Brette | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Catherine Pavoine, Francesca Rochais |
Mots clés
Résumé
La membrane des myocytes ventriculaires cardiaques est caractérisée par la présence de nombreuses invaginations appelées tubules transverses (TT), essentielles pour la réalisation du couplage excitation-contraction. La membrane des TT (TTM) contient de nombreux récepteurs, canaux ou enzymes, tels que les récepteurs β-adrénergiques (β-ARs), les adénylyl cyclases ou les canaux Ca2+ voltage-dépendants de type L (LTCC). Ces protéines membranaires sont également présentes dans la membrane de surface (OSM), bien que leurs densités soient différentes. La pharmacologie classique permet d'explorer la fonction d'une protéine membranaire sur l’ensemble de la cellule, mais ne permet pas de distinguer les protéines présentes à l’OSM vs TTM. Pour ce faire, nous avons développé une technologie basée sur l'exclusion stérique afin d’explorer la fonction différentielle des β-Ars et des LTCC en fonction de s’ils sont situés dans l’OSM ou dans la TTM. Des ligands spécifiques de β-Ars et LTCC ont été greffés à la surface sur des nanoparticules et PEGylé à l’aide d’une liaison covalente avec une chaîne de polyéthylène-glycol (PEG) de 5000 Da. L'objectif est d'augmenter la taille des ligands β-AR et LTCC et d'empêcher leur accès dans le réseau TT. Grâce à cette nouvelle stratégie, nous sommes capables d'activer ou d'inhiber sélectivement les β-Ars et LTCC présents à l'OSM sans agir sur leurs homologues à la TTM et par conséquent d'étudier le rôle de ces protéines en fonction de leur localisation.