Thèse soutenue

Bases neuronales du jugement d’ordre temporel chez le rat

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Auteur / Autrice : Sloane Paulcan
Direction : Valérie DoyèreVirginie Van Wassenhove
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de la vie et de la santé
Date : Soutenance le 03/12/2021
Etablissement(s) : université Paris-Saclay
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Signalisations et réseaux intégratifs en biologie (Le Kremlin-Bicêtre, Val-de-Marne ; 2015-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut des neurosciences Paris-Saclay (Gif-sur-Yvette, Essonne ; 2015-....)
Référent : Université Paris-Saclay. Faculté de médecine (Le Kremlin-Bicêtre, Val-de-Marne ; 2020-....)
graduate school : Université Paris-Saclay. Graduate School Life Sciences and Health (2020-….)
Jury : Président / Présidente : Jean-Marc Edeline
Examinateurs / Examinatrices : Jennifer Theresa Coull, Claire Martin, David Robbe, Philippe Isope
Rapporteurs / Rapporteuses : Jennifer Theresa Coull, Claire Martin

Mots clés

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Résumé

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Le jugement d’ordre temporel est un processus permettant l’organisation chronologique des stimuli perçus en fonction de l’écoulement objectif ou subjectif du temps. Il permet de créer une représentation perceptuelle de l’environnement, essentielle à la mise en place de comportements adaptés. Plusieurs pathologies, telles que la schizophrénie ou les troubles du spectre autistique, montrent une perturbation de la sensibilité et de la précision à détecter un ordre temporel, pouvant conduire à des délires et hallucinations. La plupart des études recensées à ce jour ont été réalisées chez l’Homme. A notre connaissance, uniquement trois études ont exploré le jugement de l’ordre temporel chez le rongeur. Au cours de cette thèse, nous avons donc développé une tâche comportementale permettant l’étude du jugement d’ordre temporel de stimuli audiovisuels chez le rat. Les rats ont été entraînés à appuyer sur un levier spatialisé (droite ou gauche) suite à la présentation d’un ordre de stimuli audiovisuels (AV et VA). Afin de s’assurer d’un traitement du premier puis du deuxième stimulus, des essais non renforcés (AA et VV) ont été ajoutés. Dans ce cas, la détection du premier ou du deuxième stimulus de la paire n'est plus suffisante pour permettre la réalisation d’une réponse correcte dans la mesure où les rats doivent traiter les deux stimuli successifs pour distinguer les essais renforcés et non renforcés (par exemple, AV et AA). Nous avons montré que les rats entraînés à cette tâche présentent des signatures perceptuelles du traitement de l’ordre temporel comparables aux données chez l’Homme. Parmi ces signatures, nous retrouvons une grande variabilité interindividuelle et un effet séquentiel, c’est-à-dire un effet de l’essai précédent sur la réponse à l’ordre temporel présenté. Nous avons ensuite voulu déterminer si certaines structures cérébrales sont impliquées dans ce traitement d’ordre temporel. Grâce à l’utilisation d’un marqueur de l’activité neuronale, nous avons pu démontrer l’implication du cortex préfrontal dans le traitement de l’ordre temporel chez le rat.