Thèse soutenue

« À rude école ». La formation initiale des officiers français à l’épreuve de la Seconde Guerre mondiale (1940-1945).

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Morgane Barey
Direction : Olivier Wieviorka
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire et Histoire des arts
Date : Soutenance le 12/02/2021
Etablissement(s) : université Paris-Saclay
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences sociales et humanités (Versailles ; 2020-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut des sciences sociales du politique (Nanterre ; Cachan, Val-de-Marne) - Institut des sciences sociales du politique (Nanterre ; Cachan, Val-de-Marne)
Référent : École normale supérieure Paris-Saclay (Gif-sur-Yvette, Essonne ; 1912-....)
Jury : Président / Présidente : Jean-François Muracciole
Examinateurs / Examinatrices : Xavier Boniface, Emmanuel Saint-Fuscien, Jean Bérard, Julie Le Gac
Rapporteurs / Rapporteuses : Xavier Boniface, Emmanuel Saint-Fuscien
DOI : 10.70675/edb94b2ez874dz43eez952fz124bb3788241

Résumé

FR  |  
EN

La formation des officiers français durant la Seconde Guerre mondiale a longtemps constitué un vide historiographique. Cette question est pourtant essentielle aux yeux du commandement durant tout le conflit, comme l’atteste la volonté de rouvrir au plus vite les écoles de formation initiale en charge de cette mission. Au-delà de la continuité des institutions se pose celle du modèle de formation.Pour l’État français, les écoles revêtent avant toute chose une dimension politique en formant les futurs officiers incarnant et diffusant par devant-eux les idéaux de la Révolution nationale. Inversement, pour le commandement de la France libre, la dimension miliaire est au cœur du processus d’instruction des cadres. C’est par ce moyen et grâce aux combats que la France libre mène aux cotés des Alliés que le pays sera en mesure d’effacer l’affront de la défaite et de retrouver sa place parmi les Grands.La dissolution de l’armée d’armistice à la suite du débarquement allié du 8-9 novembre 1942 en AFN modifie à nouveau la mission allouée aux écoles. Il convient dorénavant de recréer une unité entre deux forces qui se sont jusqu’alors opposées, et l’amalgame prime, tandis que la formation militaire se colore des méthodes et techniques alliées.Le retour effectif des troupes françaises sur le territoire national et le contact de l’armée régulière avec les forces françaises de l’intérieur et de la résistance questionne à nouveau le rôle des écoles dans le processus de refonte de la nation.La fin de la guerre se caractérise par la réouverture des établissements en France métropolitaine. En charge de créer une nouvelle “armée nouvelle”, conciliant armée et Nation, la formation des officiers s’enrichit des expériences héritées de la guerre. Toutefois, le déclenchement des opérations militaires en Indochine souligne à quel point la refonte est partielle et in fine peu adaptée aux armées françaises d’après guerre.