Thèse soutenue

Méthodes d'apprentissage profond pour le recalage 3d d'images médicales

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Auteur / Autrice : Théo Estienne
Direction : Nikos ParagiosEric DeutschMaria Vakalopoulou
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Mathématiques et Informatique
Date : Soutenance le 10/09/2021
Etablissement(s) : université Paris-Saclay
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences et technologies de l'information et de la communication (Orsay, Essonne ; 2015-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Mathématiques et informatique pour la complexité et les systèmes (Gif-sur-Yvette, Essonne ; 2006-....)
référent : CentraleSupélec (2015-....)
graduate school : Université Paris-Saclay. Graduate School Informatique et sciences du numérique (2020-....)
Jury : Président / Présidente : Marleen de Bruijne
Examinateurs / Examinatrices : Stéphanie Allassonnière, Hervé Delingette, Christos Davatzikos, Mattias P. Heinrich
Rapporteurs / Rapporteuses : Stéphanie Allassonnière, Hervé Delingette

Résumé

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Cette thèse se concentre sur des nouvelles approches d'apprentissage profond (aussi appelé deep learning) pour trouver le meilleur déplacement entre deux images médicales différentes. Ce domaine de recherche, appelé recalage d'images, a de nombreuses applications dans la prise en charge clinique, notamment la fusion de différents types d'imagerie ou le suivi temporel d'un patient. Ce domaine est étudié depuis de nombreuses années avec diverses méthodes, telles que les méthodes basées sur des difféomorphismes, sur des graphes ou sur des équations physiques. Récemment, des méthodes basées sur l'apprentissage profond ont été proposées en utilisant des réseaux de neurones convolutifs.Les méthodes utilisant l’apprentissage profond ont obtenu des résultats similaires aux méthodes classiques tout en réduisant considérablement le temps de calcul et en permettant une prédiction en temps réel. Cette amélioration provient de l'utilisation de processeurs graphiques (GPU) et d'une phase de prédiction où aucune optimisation n'est requise. Cependant, les méthodes utilisant l'apprentissage profond ont plusieurs limites, telles que le besoin de grandes bases de données pour entraîner le réseau ou le choix des bons hyperparamètres pour éviter des transformations trop irrégulières.Dans ce manuscrit, nous proposons diverses modifications apportées aux algorithmes de recalage à l’aide de deep learning, en travaillant sur différentes types d'imagerie et de parties du corps. Nous étudions dans un premier temps la combinaison des tâches de segmentation et de recalage proposant une nouvelle architecture conjointe. Nous nous appliquons à des jeux de données d'IRM cérébrales, en explorant différents cas : des cerveaux sans et avec tumeurs. Notre architecture comprend un encodeur et deux décodeurs et le couplage est renforcé par l'introduction d’une fonction de coût supplémentaire. Dans le cas de la présence d’une tumeur, la fonction de similarité est modifiée tel que l’entraînement se concentre uniquement sur la partie saine du cerveau, ignorant ainsi la tumeur. Ensuite, nous passons au scanner abdominal, une localisation plus difficile, à cause des mouvements et des déformations naturelles des organes. Nous améliorons les performances d’apprentissage grâce à l'utilisation de pré-apprentissage et de pseudo segmentations, l'ajout de nouvelles fonction de coût pour permettre une meilleure régularisation et une stratégie multi-étapes. Enfin, nous analysons l'explicabilité des réseaux d'enregistrement en utilisant une décomposition linéaire et en s'appliquant à l'IRM pulmonaire et l’hippocampe cérébrale. Grâce à notre stratégie de fusion tardive, nous projetons des images dans l'espace latent et calculons une nouvelle base. Cette base correspond à la transformation élémentaire que nous étudions qualitativement.