Thèse soutenue

À cheval, tout contre lui : fusion et plasticité de la relation à l'animal

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Auteur / Autrice : Marion Le Torrivellec
Direction : Isabelle AlzieuEmma Viguier
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Arts plastiques
Date : Soutenance le 06/01/2021
Etablissement(s) : Toulouse 2
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Arts, Lettres, Langues, Philosophie, Communication (Toulouse)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Lettres, langages et arts (Toulouse)
Jury : Président / Présidente : Pierre Baumann
Examinateurs / Examinatrices : Isabelle Alzieu, Emma Viguier, Anne Creissels, Michel Guérin
Rapporteurs / Rapporteuses : Anne Creissels

Mots clés

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Résumé

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Cette thèse en arts plastiques explore la relation à l’animal, et plus spécifiquement au cheval, au cœur d’une pratique artistique de la sculpture et de l’équitation. De la même façon que Pygmalion donne forme à Galatée, nous appréhendons le geste artistique au même titre que la domestication et le dressage, en tant que technique nous permettant de mettre en forme une matière brute, de façonner notre compagnon idéal, et d’ainsi donner corps à nos fantasmes. Dans une veine autofictionnelle, nous proposons une refonte de notre identité en suggérant d’envisager l’équitation comme stratégie nous faisant accéder à un corps plus puissant, plus rapide, plus libre, dont le fonctionnement serait redimensionné. La figure du cavalier apparaît comme porteuse de l’héritage antique d’une iconographie du pouvoir où le fantasme de l’autoreprésentation semble avoir pris corps. L’acte démiurge de la création, tout comme l’alliance avec l’animal dans la chevauchée, tisse la trame de nos propres fictions, semblant nous libérer des formes préexistantes pour un devenir-autre. Ces questions identitaires nous amènent à étudier les stratégies et pratiques hybridantes ou mimétiques des artistes contemporains qui visent à se faire animal et ainsi, remettent en question les frontières spécistes.Selon une méthodologie personnelle, propre à la recherche-création, nous alimentons ces questionnements par notre pratique artistique qui apparaît comme autant de propositions pour donner à voir notre couple et exprimer notre alliance. Nous situons nos travaux dans la veine de nos prédécesseurs et contemporains, dans une actualité où la scène artistique convoque l’animal comme une figure rédemptrice visant à redéfinir les contours de notre humanité, plus coupable que jamais à notre époque de l’anthropocène.