La campagne mondiale menée par les Etats-Unis contre la corruption transnationale : une ambition vouée à l'échec
| Auteur / Autrice : | Matt Rice Lady |
| Direction : | Juliette Lelieur-Fischer, Paul T. Babie |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Droit pénal et sciences criminelles |
| Date : | Soutenance le 23/11/2021 |
| Etablissement(s) : | Strasbourg en cotutelle avec University of Adelaide (Australie) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale des Sciences juridiques (Strasbourg ; 1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Droit, religion, entreprise et société (Strasbourg) |
| Jury : | Président / Présidente : Mark Pieth |
| Examinateurs / Examinatrices : Antoine Garapon | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Mark Pieth, Indira Carr |
Résumé
Cette thèse examine la campagne mondiale des États-Unis contre la corruption étrangère dans les affaires internationales. Il fait valoir que cette campagne est vouée à l’échec. Cet argument est fondé sur l’affirmation selon laquelle les justifications libérales qui sous-tendent cette campagne ne correspondent pas aux intérêts nationaux compensateurs des États en matière de « grande corruption ». Cette affirmation est avancée à travers une analyse de l’histoire, le développement et les justifications des lois interdisant la corruption transnationale aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni. S’appuyant sur des théories réalistes et libérales sur les relations internationales, elle examine les mesures prises par les États-Unis pour exporter leur interdiction de la corruption transnationale, où l’on soutient qu’ils se sont engagés dans une campagne de rhétorique libérale et chargée de valeurs, combinée à des tactiques réalistes, pour contraindre les États membres de l’OCDE à accepter une interdiction de la corruption étrangère. Les limites de cette campagne sont révélées par des études de cas de grands scandales de corruption transnationale.