Évolution de la coopération avec le choix du partenaire dans les systèmes adaptatifs collectifs
| Auteur / Autrice : | Paul Ecoffet |
| Direction : | Nicolas Bredèche, Jean-Baptiste André |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Informatique |
| Date : | Soutenance le 24/03/2021 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne université |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Informatique, télécommunications et électronique de Paris (1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut des systèmes intelligents et de robotique (Paris ; 2009-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Nicolas Maudet |
| Examinateurs / Examinatrices : Silvia De Monte | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Guillaume Achaz, Eliseo Ferrante | |
| DOI : | 10.70675/1b2b9e46z56b3z4b69z9d62z99c9e889cea5 |
Mots clés
Résumé
L’évolution de la coopération est un paradoxe du point de vue de l’évolution. En effet, tous les individus du vivant devraient être intéressés uniquement par leurs propres intérêts. Aider un autre individu est donc une perte de temps et de ressources. Comment expliquer que certains individus agissent de manière coopérative ? Cette thèse s'intéresse au mécanisme de réciprocité nommé le choix du partenaire qui permet l'évolution de comportements coopératifs. Cependant, les contraintes nécessaires à l'évolution de ce mécanisme sont fortes et rarement respectées. Cette thèse vise à étendre les connaissances de ces contraintes grâce à des simulations dans des environnements complexes et réalistes. La première contribution de cette thèse étend les modèles de choix du partenaire préexistants en ajoutant la contrainte de la disponibilité de ressources dans l'environnement. Dans ce cas, ce n’est plus seulement la densité de la population, mais aussi la richesse de l’environnement qui influence le choix du partenaire. Dans notre seconde contribution, nous étendons les résultats obtenus par les modèles aspatiaux. Nous étudions l’impact des environnements spatiaux sur la dynamique de la coopération avec le choix du partenaire. Le choix du partenaire requiert des individus de pouvoir apprendre à partir d'évènements rares. Dans notre troisième contribution, nous comparons la tolérance à la rareté des récompenses d'un algorithme d’apprentissage de renforcement et d'un algorithme de stratégie évolutive. Nos travaux montrent l’immense difficulté que les algorithmes d’apprentissage par renforcement ont à développer le choix du partenaire, au contraire des stratégies évolutionnaires.