Une approche polytopale des empilements apolloniens et des structures nouées discrètes
| Auteur / Autrice : | Iván Rasskin |
| Direction : | Jorge L. Ramírez Alfonsín |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Mathématiques et modélisation |
| Date : | Soutenance le 10/12/2021 |
| Etablissement(s) : | Montpellier |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Information, Structures, Systèmes (Montpellier ; 2015-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut Montpelliérain Alexander Grothendieck (Montpellier ; 2003-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Shalom Eliahou |
| Examinateurs / Examinatrices : Éric Colin de Verdière | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Katherine Stange, Hao Chen |
Mots clés
Résumé
Les empilements apolloniens ont attiré l’attention des mathématiciens en raison de leurs applications en théorie des nombres, théorie géométrique des groupes, géométrie hyperbolique, structures fractales et géométrie discrète. Dans cette thèse, nous introduisons une classe d’empilements de sphères où la combinatoire est donnée par un polytope inscrit aux arêtes. À travers cette connexion, nous généralisons les empilements apolloniens dans d’autres contextes géométriques et en dimensions supérieures. Cette structure polytopale permet également d’obtenir une généralisation du théorème de Descartes pour les empilements de sphères provenant des polytopes réguliers dans toutes les dimensions. Nous utilisons ce résultat pour caractériser l’intégralité des empilements apolloniens provenant des solides platoniciens. Puis, nous introduisons la notion de section apollonienne, et nous l’utilisons pour montrer que l’ensemble des courbures de tout empilement apollonien intégral tétraédrique, octaédrique ou cubique est contenu dans l’ensemble des courbures d’un empilement apollonien orthoplicial intégral. L’approche polytopale que nous proposons nous permet également d’étendre les applications des empilements apolloniens dans une nouvelle direction dans le domaine de la topologie. Dans cette thèse, nous introduisons deux méthodes de construction de représentations en colliers de noeuds et d’entrelacs. La première méthode découle directement du théorème d’empilements de cercles de Koebe-Andreev-Thurston, et donne une borne supérieure linéaire sur le nombre minimal de sphères nécessaires pour construire une représentation en collier en termes du nombre minimal de croisements. Dans la seconde méthode, nous utilisons la structure fractale des empilements apolloniens orthopliciaux pour construire des représentations en collier des entrelacs rationnels avec des propriétés arithmétiques intéressantes.