Approche géoarchéologique de la formation des sites préhistoriques : retour d’expérience et réflexions méthodologiques
| Auteur / Autrice : | Mathieu Rué |
| Direction : | David Lefèvre |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | ARCHÉOLOGIE spécialité Préhistoire, Protohistoire Paléoenvironnement Méditerranée-Afrique |
| Date : | Soutenance le 17/12/2021 |
| Etablissement(s) : | Montpellier 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Territoires, Temps, Sociétés et Développement (Montpellier ; 1991-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Archéologie des sociétés méditerranéennes (Montpellier) - Archéologie des sociétés méditerranéennes (Montpellier) |
| Jury : | Président / Présidente : Jean-Paul Raynal |
| Examinateurs / Examinatrices : Louise Purdue, Dominique Sordoillet | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Pascal Bertran, Marie Soressi |
Mots clés
Résumé
A partir d’une sélection de travaux réalisés depuis une dizaine d’années dans des contextes géomorphologiques et stratigraphiques variés, cette thèse illustre les apports et limites de la taphonomie des sites préhistoriques principalement formés d’une ou plusieurs nappes de mobilier, dans le but de contribuer à l’évaluation de leur état de conservation (i.e. intégrité spatiale et matérielle, homogénéité). La démarche géoarchéologique employée consiste à tester en plusieurs étapes l’hypothèse d’une dégradation des ensembles de mobilier par les processus naturels. Ce travail apporte également des explications au fait que les principaux outils pour mener à bien cette démarche sont globalement sous-employés (comme les études de la distribution spatiale ou granulométrique des objets, de leurs états de surface ou l’analyse des fabriques). Le temps nécessaire à la maîtrise et à la mise en application de ces outils, l’effort collectif pour en synthétiser les résultats et la complexité de l’enregistrement archéologique auquel nous faisons face apparaissent comme les principaux facteurs limitant la taphonomie des restes matériels. Enfin, les expérimentations in vivo permettent de mieux documenter et quantifier l’impact des différents processus naturels impliqués dans la formation des sites, comme celle menée actuellement à Villard-de-Lans (Isère).