Thèse soutenue

Le Liber de rectoribus christianis de Sedulius Scottus : édition critique, introduction, traduction et notes

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Auteur / Autrice : Julie Bonnafous
Direction : Jean Meyers
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Études grecques et latines
Date : Soutenance le 11/12/2021
Etablissement(s) : Montpellier 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale 58, Langues, Littératures, Cultures, Civilisations (Montpellier ; 2015-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre de recherches interdisciplinaires en sciences humaines et sociales (Montpellier) - Centre de recherches interdisciplinaires en sciences humaines et sociales (Montpellier)
Jury : Président / Présidente : Anne Fraïsse-Bétoulières
Examinateurs / Examinatrices : Hérold Pettiau
Rapporteurs / Rapporteuses : Cécile Bertrand-Dagenbach, Christiane Veyrard-Cosme

Mots clés

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Résumé

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Le Liber de rectoribus christianis est un « miroir » rédigé par l’écrivain irlandais Sedulius Scottus, émigré à Liège au IXe s. L’expression « miroir des princes » désigne des œuvres très variées depuis l’Antiquité jusqu’à l’époque moderne. Un « miroir » est un traité écrit pour un prince, décrivant le souverain idéal, qui comprend toute une série de conseils sur la conduite que doit avoir un prince afin de mener à bien son entreprise de gouvernement. Le Liber de rectoribus chritianis est l’un des miroirs les plus originaux et les mieux réussis de l’époque carolingienne, dû à l’un des grands intellectuels du milieu du IXe siècle. Si aucune dédicace ne permet de désigner le dédicataire de l’ouvrage de manière certaine, l’étude détaillée de l’œuvre et de son contexte permet de déduire que c’est très certainement à l’attention de Charles de Chauve qu’il fut rédigé. La tradition manuscrite du Liber comprend à ce jour huit manuscrits : le manuscrit A de Brème, le manuscrit P du Vatican, le manuscrit H de Wolfenbüttel, le manuscrit B de Berlin, le manuscrit W de Baltimore, le manuscrit N de Paris, le manuscrit K de Karlsruhe et le manuscrit M de Paris. Or la seule édition critique du texte (celle de S. Hellmann), qui date de 1909, n’a été établie qu’à partir des trois manuscrits A, P et B. Depuis lors, la découverte de cinq autres manuscrits a rendu nécessaire une nouvelle édition. Le texte établi pour la présente édition tient compte des huit manuscrits, mais il se conforme autant que possible à celui du manuscrit A, qui est la copie la plus proche de l’original. L’étude de l’ensemble des manuscrits a permis, en outre, de dresser un nouveau stemma codicum. Enfin, l’œuvre n’a à ce jour été traduite qu’en anglais et en allemand. Notre thèse donne donc une nouvelle édition critique du Liber, une traduction en français accompagnée d’un riche appareil de notes, tant sur les sources que sur les problèmes de texte et d’interprétation, et une étude d’ensemble qui permet de replacer l’œuvre dans son contexte littéraire, historique, politique et religieux.