Thèse soutenue

Villes en réseaux. Les coopérations internationales des villes françaises : spatialisation, internationalisation, européanisation

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Auteur / Autrice : Ninon Briot
Direction : Emmanuelle BoulineauLydia Coudroy de Lille
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Géographie
Date : Soutenance le 03/12/2021
Etablissement(s) : Lyon
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences sociales (Lyon)
Partenaire(s) de recherche : établissement opérateur d'inscription : École normale supérieure de Lyon (2010-...)
établissement de codirection : Université Lumière (Lyon ; 1969-....)
Laboratoire : Environnement, ville, société (Lyon ; 1995-....)
Jury : Président / Présidente : Anne Bretagnolle
Examinateurs / Examinatrices : Emmanuelle Boulineau, Lydia Coudroy de Lille, Anne Bretagnolle, Bernard Reitel, Guy Baudelle, Nicolas Escach, Paul-David Régnier
Rapporteurs / Rapporteuses : Anne Bretagnolle, Bernard Reitel

Mots clés

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Résumé

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Cette thèse porte sur l’internationalisation et l’européanisation des villes françaises par le biais des réseaux de coopérations internationales entre villes. Ces coopérations internationales se divisent en trois types : les coopérations bilatérales, les projets européens et les associations de villes. L’objectif est de montrer comment ces liens de coopération structurent les territoires à différentes échelles. D’un point de vue méthodologique, ce travail se caractérise par le recours à des approches complémentaires. J’utilise des techniques quantitatives pour exploiter des bases de données recensant ces coopérations. Je croise les résultats obtenus à des données issues d’une enquête qualitative, pour interroger les stratégies déployées par les acteurs des villes.Quatre résultats en découlent. Tout d’abord, l’espace joue un rôle central dans la mise en place des coopérations, et il est structuré par celles-ci. Ces coopérations font apparaître des espaces régionaux. Parmi eux, l’échelle européenne apparaît tout particulièrement : les coopérations entre villes sont portées par les institutions européennes qui s’en servent pour appuyer la construction de l’espace communautaire. Troisièmement, une géographie alternative des villes centrales au sein des réseaux de villes est révélée, et s’explique par le fait que les villes utilisent les coopérations internationales pour se repositionner dans la hiérarchie urbaine et vis-à-vis des institutions nationales et supranationales, ce qui fait écho au concept de rescaling. Enfin, on montre que ces coopérations permettent aux villes d’échanger de bonnes pratiques sur des enjeux contemporains. Ces coopérations structurent les acteurs à l’échelle locale et participent à la formalisation d’un projet de développement territorial qui permet de penser la ville comme un acteur collectif.