Usages de la παρρησία dans l'Athènes classique
| Auteur / Autrice : | Carlos Gustavo Barragan Hidalgo |
| Direction : | Jean-François Pradeau |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Philosophie mention Histoire de la philosophie |
| Date : | Soutenance le 11/12/2021 |
| Etablissement(s) : | Lyon |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de philosophie (Lyon ; Grenoble ; 2007-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | établissement opérateur de soutenance : Université Jean Moulin (Lyon ; 1973-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Arnaud Macé |
| Examinateurs / Examinatrices : Arnaud Macé, Claudia Mársico, Frédéric Gros, Noémie Villacèque | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Arnaud Macé, Claudia Mársico | |
| DOI : | 10.70675/3d1cfe01z2054z4bbczb36bz14b5910a5eb6 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Παρρησία est un mot issu de la cité démocratique athénienne au Ve siècle. Son usage est courant dans le monde gréco-romain jusqu’au Ve siècle après J.-C. Ce recours à la παρρησία n’est guère négligeable, d’autant plus que, outre cette vaste étendue temporelle, il s’agit d’un terme aux multiples significations.La παρρησία peut être restituée par « liberté de parole », « franchise », « franc-parler », « confiance », « familiarité ». Mais elle peut également, par son étymologie (« tout-dire »), par le milieu où elle éclot, ou bien par un concours de circonstances, être porteuse de connotations négatives : blasphème, injure, impudence, indiscrétion, bavardage. Face à un champ d’étude aussi étendu que complexe, nous avons pris le parti de nous concentrer sur l’Athènes classique, c’est-à-dire au Ve et IVe siècles. D’abord, nous avons pris soin de faire une recompilation des travaux modernes, afin de connaître l’état de l’art sur le sujet ; ensuite, nous avons abordé une histoire de la παρρησία, afin de couvrir les siècles pendant lesquels le mot a été usité ; enfin, nous avons mis en lumière des scènes inhabituelles et peu étudiées de la παρρησία dans l’Athènes classique.Qu’est-ce que la παρρησία ? En posant cette question, nous voudrions sortir de la pensée commune, notamment celle cultivée en France, issue des analyses de M. Foucault de considérer la παρρησία comme « le courage de dire la vérité ». Il ne s’agit pas tant d’affirmer ou d’infirmer ce que le philosophe français a pu découvrir, mais plutôt de reposer la question d’un point de vue historique et philosophique pour observer si la παρρησία peut vouloir dire autre chose lorsqu’on lit les auteurs anciens.