Tãngpogsé : De l'anthropologie de l'orpaillage au féminin à la santé maternelle et infantile dans le Sud-Ouest du Burkina Faso.
| Auteur / Autrice : | Alizeta Ouedraogo |
| Direction : | Michèle Cros, Gabin Korbéogo |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Socio Anthropologie |
| Date : | Soutenance le 07/09/2021 |
| Etablissement(s) : | Lyon en cotutelle avec Université Joseph Ki-Zerbo (Ouagadougou, Burkina Faso) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences sociales (Lyon ; 2007-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Laboratoire d'anthropologie des enjeux contemporains (Lyon ; 2017-....) |
| établissement opérateur d'inscription : Université Lumière (Lyon ; 1969-....) | |
| Jury : | Président / Présidente : André Soubeiga |
| Examinateurs / Examinatrices : Michèle Cros, Quentin Mégret | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Virginie Vinel, Sabine Luning |
Mots clés
Résumé
En Afrique de l’Ouest, l’exploitation artisanale de l’or a pris une importance accrue dans letissu économique vers les années 1980 et s’est transformée progressivement en boom minieraprès une vingtaine d’années. Au Burkina Faso, notamment dans le Sud-Ouest, ce phénomèneentraîne une forte migration des hommes et des femmes venus des pays voisins (Côte d’Ivoire,Mali, Ghana, Niger, Togo et Bénin) et des autres régions du Burkina Faso vers les sitesd’orpaillage, à la recherche de revenus. Ces sites deviennent des espaces d'entreprises, descadres de vie et de ménages dans lesquels se côtoient différents statuts matrimoniaux (célibatet veuvage). En dépit de certaines femmes qui suivent leurs maris orpailleurs, le lévirat et lemariage forcé contraignent d’autres à migrer vers les sites. Cet état de fait conduit à la naissanced’unions éphémères, à la constitution de nouvelles familles et donne lieu à de multiples formesde transactions sexuelles. C’est cette situation qui nous a amenée à nous interroger sur lesquestions liées à la santé maternelle et infantile sur ces territoires. Sur ces sites, en effet, desfemmes se retrouvent confrontées à la prise en charge des grossesses, des accouchements et desenfants dans un contexte social, sanitaire et environnemental très spécifique, qui a conduit à unexercice du terrain délicat. Pour les orpailleurs du Sud-Ouest du Burkina Faso, notamment lestãngpogsé, c’est-à-dire les femmes entrepreneures économiques des sites d'orpaillage, lapandémie de la Covid-19 a créé la faim, l'incertitude et perturbé leurs activités. S'ajoutant à uncontexte déjà difficile lié au terrorisme, l'orpaillage est entravé par les mesures mises en placepar le gouvernement burkinabè pour riposter contre la pandémie de la Covid-19 ou du « coronadjadiste» ou du « corona faim ». Ces mesures sont, entre autres, la fermeture des frontièresaériennes et terrestres, la mise en quarantaine des villes et l'établissement de couvre-feux.