Topographie et propriétés thermiques des versants martiens à écoulements saisonniers
| Auteur / Autrice : | Cédric Millot |
| Direction : | Cathy Quantin-Nataf, Cédric Leyrat |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Planétologie |
| Date : | Soutenance le 16/09/2021 |
| Etablissement(s) : | Lyon |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de Physique et Astrophysique de Lyon (Lyon ; 1991-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire de géologie (Lyon) |
| établissement opérateur d'inscription : Université Claude Bernard (Lyon ; 1971-....) | |
| Jury : | Président / Présidente : Pascal Allemand |
| Examinateurs / Examinatrices : Cathy Quantin-Nataf, Cédric Leyrat, Jérémie Lasue, Mathieu Vincendon, Aurélie Guilbert-Lepoutre, Alice Le Gall | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Jérémie Lasue, Mathieu Vincendon |
Mots clés
Résumé
Le présent manuscrit décrit une étude thermique et géomorphologique de trois sites à RSL à la surface de Mars. L’activité des RSL relevée pour les différents sites de notre étude semble incohérente avec des processus de fonte de glaces, qu’elle soit pure ou en contact avec des sels particuliers. Les périodes d’allongement prédites par notre modèle ne correspondent pas avec les périodes d’allongement relevées, ce qui suppose que le déclenchement des écoulements n’obéit pas à des contraintes thermiques. Nos interprétations du phénomène suggèrent que les processus de mécanismes secs avancés par Schmidt et al., 2017, Vincendon et al., 2019 ou Dundas et al., 2020 sont préférables face aux contraintes de la plupart des mécanismes humides. Il a également été relevé que des topographies de petite échelle (chenaux de taille métrique) sont parfois associées aux morphologies des RSL. Ces topographies ont une influence sur l’insolation locale, et probablement sur les valeurs de température de surface. Les estimations des incertitudes de pente locales sont directement dépendantes du ratio entre l’erreur verticale et la taille d’un pixel pour un MNT donnée. Les incertitudes sont également fonctions de la pente moyenne : les plus fortes erreurs sont restreintes aux terrains les plus plats, et peuvent atteindre 8-9° pour les MNT HiRISE, avec des valeurs pour les pentes moyennes entre 4 et 6°. Pour les autres caméras étudiées (MOC, CaSSIS et HRSC), les erreurs maximales sont autour de 4°, tandis que pour des valeurs de pente moyennes, les incertitudes sont plutôt de l’ordre de 2-3°.