Thèse soutenue

Toxoplasma gondii : aspects cliniques et élaboration d’un modèle animal expérimental pour l’étude du sommeil et du comportement

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Auteur / Autrice : Damien Dupont
Direction : Martine WallonHidéo Akaoka
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Neurosciences
Date : Soutenance le 28/05/2021
Etablissement(s) : Lyon
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Neurosciences et Cognition (NSCo) (Lyon)
Partenaire(s) de recherche : établissement opérateur d'inscription : Université Claude Bernard (Lyon ; 1971-....)
Laboratoire : Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon (Bron ; Saint-Priest-en-Jarez ; 2011-....)
Jury : Président / Présidente : Hervé Pelloux
Examinateurs / Examinatrices : Martine Wallon, Hidéo Akaoka, Anna Bencsik, Lionel Zenner, Patricia Franco
Rapporteurs / Rapporteuses : Anna Bencsik, Lionel Zenner

Résumé

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Toxoplasma gondii est un parasite intra-cellulaire infectant près d’un tiers de la population mondiale. Généralement asymptomatique, la toxoplasmose est associée à une symptomatologie grave chez les patients immunodéprimés et dans le cas d’infection congénitale. Négligée par les pouvoirs publics, la phase chronique de l’infection a longtemps été sous-estimée. Cette méconnaissance entraîne donc des questions telles que quel est le meilleur protocole thérapeutique ? quelle est la meilleure stratégie diagnostique ? Récemment une stratégie de dissémination très avancée a été suspectée, sur la base de la théorie de la manipulation comportementale de l’hôte. Chez l’Homme, une telle manipulation peut avoir des effets majeurs cérébraux, neurologiques ou psychologiques. Quoi qu’il en soit, son impact sur le sommeil, qui constitue un index particulièrement sensible des fonctions cérébrales, est pour le moment inconnu. C’est pourquoi nous avons établi un modèle murin expérimental afin d’étudier les effets de Toxoplasma gondii sur le cycle éveil-sommeil. Nous avons montré que l’infection chronique par T. gondii était associée de manière persistante avec une augmentation de l’éveil et une diminution du sommeil, ce qui cadre avec la stratégie du parasite pour faciliter sa dissémination grâce à la prédation de son hôte. Nos résultats montrent pour la première fois les conséquences directes de l’infection toxoplasmique sur le comportement, pouvant avoir un impact majeur sur l’apparition de pathologies neuropsychiatriques et neurodégénératives.