Thèse soutenue

Archéologie d'un rite : les dépôts de monnaies en contexte funéraire entre Seine et Rhin, de la fin de l'âge du Fer au début du haut Moyen Âge

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Jean-Patrick Duchemin
Direction : William Van AndringaJean-Marc Doyen
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire, civilisations, archéologie et art des mondes anciens et médiévaux
Date : Soutenance le 19/11/2021
Etablissement(s) : Université de Lille (2018-2021)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Villeneuve d'Ascq, Nord)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : HALMA-Histoire, archéologie et littérature des mondes anciens (Villeneuve d'Ascq, Nord ; 2006-....)
Jury : Président / Présidente : Antony Hostein
Examinateurs / Examinatrices : Isabelle Le Goff, Henri Duday
Rapporteurs / Rapporteuses : Antony Hostein, Suzannne Frey-Kupper

Mots clés

FR  |  
EN

Résumé

FR  |  
EN

Le point de départ de ce travail est le constat que la présence d'une ou plusieurs monnaies au sein de sépultures mérite plutôt d’être éclairé par des observations archéologiques précises sur les dépôts et la constitution des sépultures, que par des allusions mythologiques. Ce geste s’insère en effet dans les séquences rituelles complexes et variées qui visent à constituer la tombe. Le sens du geste doit donc être recherché par une analyse archéologique fine et non pas dans des références littéraires ou poétiques. Pour comprendre des gestes qui sont le fondement même d'une religion ritualiste, il nous faut nécessairement abandonner toute idée préconçue sur la notion d’immortalité de l’âme ou de recours à une « obole ». La question centrale d'un tel sujet est donc bien celle de la place du rite du « dépôt monétaire de tombe » dans le déroulement des funérailles romaines. Le rite étant au cœur de la pratique religieuse, l'étude précise des gestes accomplis à proximité de la sépulture semble être le seul moyen d'espérer appréhender la signification intrinsèque de ces dépôts. Notre démarche vise donc à établir une relation dialectique entre les faits précisément documentés et leur intégration dans un cadre théorique. Ce travail, basé sur une démarche novatrice, devrait permettre la mise en place d'une grille de lecture qui tienne enfin compte de l’anthropologie de la mort (les pratiques funéraires des sociétés) c'est à dire passant à la fois par une méthodologie nouvelle et des protocoles précis, dont les premiers essais offrent déjà des perspectives encourageantes.