Thèse soutenue

Magistrat, diplomate, courtisan : parcours d'un honnête homme au temps des Lumières : Jean-François Ogier d'Hénonville (1703-1775)

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Auteur / Autrice : Matthieu Thermed
Direction : Céline Borello
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire moderne
Date : Soutenance le 11/12/2021
Etablissement(s) : Le Mans
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sociétés, temps, territoires (Angers)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Temps, Mondes, Sociétés (2015-...)
Laboratoire : Temps- Mondes- Sociétés / TEMOS
Jury : Président / Présidente : Lucien Bély
Examinateurs / Examinatrices : Lucien Bély, Pierre-Yves Beaurepaire, Monique Cottret, Pierre Pourchasse, Nathalie Richard
Rapporteurs / Rapporteuses : Pierre-Yves Beaurepaire, Monique Cottret

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Figure marquante du règne de Louis XV, personnage issu du monde de la robe parisienne dont la carrière diversifiée et les multiples activités culturelles ont su faire de lui une personnalité renommée du siècle des Lumières, Jean-François Ogier d’Hénonville (1703-1775) fut aussi, au fil de ses différents parcours, un modèle singulier de l’honnête homme. Idéal de vie largement diffusé dans la haute société du XVIIe siècle, l’honnêteté, mêlant savoir-vivre en société et pratique des vertus, n’a pas disparu du champ varié des comportements sociaux du XVIIIe siècle, en dépit des évolutions idéologiques et socio-culturelles de la période. La confrontation des différents aspects de la vie du président Ogier avec leur contexte social, politique, économique, culturel et religieux permet de mettre en évidence les continuités et les discontinuités, les déterminismes et les libertés dans le parcours multiple d’un homme d’État issu de l’aristocratie robine d’un Ancien Régime en déclin. Jean-François Ogier se situait comme un personnage à la charnière entre la tradition et la modernité. Serviteur fidèle et zélé du pouvoir royal, comme magistrat, diplomate et conseiller d’État, il n’en fut pas moins un homme profondément attaché à ses convictions de parlementaire janséniste, défenseur de la liberté des cours supérieures et des privilèges provinciaux. Il a su, tant bien que mal, maintenir l’équilibre entre deux positions a priori inconciliables, manifestant ainsi, à travers son expérience, les contradictions d’une société en pleine mutation.