Evaluation de déterminants influençant le sommeil : effets de l'activité physique, et des caractéristiques de population (âge et handicap)
Auteur / Autrice : | Duy Thai Nguyen |
Direction : | Véronique-Aurélie Bricout, Laurent Bègue-Shankland |
Type : | Thèse de doctorat |
Discipline(s) : | Mouvement et comportement pour la santé et l'autonomie |
Date : | Soutenance le 07/12/2021 |
Etablissement(s) : | Université Grenoble Alpes |
Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale ingénierie pour la santé, la cognition, l'environnement (Grenoble ; 1995-....) |
Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Hypoxie : physiopathologie cardiovasculaire et respiratoire (Grenoble, Isère, France ; 2002-....) |
Jury : | Président / Présidente : Aïna Chalabaev |
Examinateurs / Examinatrices : Véronique-Aurélie Bricout, Patrick Malléa | |
Rapporteurs / Rapporteuses : Irène Margaritis, Sy Duong-Quy |
Résumé
La mauvaise qualité du sommeil est reconnue comme un facteur de risque majeur d’altération de la santé, augmentant l'incidence des maladies chroniques graves. Dans la population générale, les troubles du sommeil concernent environ une personne sur trois. Dans la population avec handicap, les troubles du sommeil sont très fréquents puisqu’ils concerneraient plus de 80 %. Dans ce travail de thèse, nous nous sommes intéressés à l’évaluation de déterminants qui peuvent être en lien avec la quantité et la qualité de sommeil. Des facteurs ''âge'', ''genre'', ''niveau d’activité physique'' et ''présence ou non de handicap'' ont été ainsi évalués.Trois études ont été menées.La première a évalué la relation entre le manque de sommeil et les comportements d’agressivité chez 11 912 adolescents d'âge scolaire (âge moyen : 14,5 ans). Nos résultats montrent que la durée du sommeil chez les adolescents semble être un prédicteur significatif des comportements d’agression physique. Ce comportement d’agressivité est en lien avec les traits de personnalité d’anxiété et de dépression.La seconde étude de cette thèse s’est intéressée aux effets des niveaux d'activité physique sur le sommeil de 50 enfants avec troubles du spectre de l’autisme (âge moyen : 10,8 ans) comparés à des enfants témoins du même âge.Les résultats confirment une participation limitée aux activités physiques et une qualité de sommeil inférieure chez les enfants avec autisme à celle des enfants au développement typique. Il est aussi montré que l'activité physique d'intensité modérée à vigoureuse a un impact positif sur la qualité du sommeil de ces enfants avec autisme.Dans l’étude n°3, nous nous sommes intéressés à évaluer les effets des caractéristiques de la trisomie 21 et leur impact sur les niveaux d’activité physique et la qualité de sommeil, chez des adultes avec trisomie 21 (âge moyen : 29,7 ans). Le fait d’être un homme, d’être plus âgé, d’avoir un surpoids et/ou une obésité ainsi qu’une ouverture de l’angle goniaque plus grande, sont liés à un indice d’apnées-hypopnées plus élevé chez les adultes avec T21. Par ailleurs, la pratique d'une activité physique régulière améliore significativement cet indice d’apnées-hypopnées au sein de cette population.Ce travail de thèse a permis de mettre en évidence différents déterminants qui peuvent avoir un impact sur le sommeil comme : le niveau d’activité physique, les caractéristiques morphométriques et anatomiques, le fait d’être ou non porteur d’un handicap, et ce dans 3 groupes d’âge différents : enfants, adolescent et adultes.