Thèse soutenue

Construction dynastique par les élections : cas de présidentielles de 2006 et de 2011 en République Démocratique du Congo

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Auteur / Autrice : Théophile Nésiba Funga
Direction : Rémy BazenguissaFrançois Palama Bongo Nzinga
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Etudes politiques
Date : Soutenance le 15/12/2021
Etablissement(s) : Paris, EHESS en cotutelle avec Université de Kinshasa
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales
Jury : Président / Présidente : Joseph Tonda
Examinateurs / Examinatrices : Joseph Tonda, Camille Kuyu Mwissa, Basile Toronzoni Ngama-Nzo Mbio, Daniel Bourmaud, Aïcha Pemboura, Clemens Zobel
Rapporteurs / Rapporteuses : Camille Kuyu Mwissa, Basile Toronzoni Ngama-Nzo Mbio

Mots clés

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Résumé

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Le thème des élections en Afrique est souvent abordé sous l'angle des violences. De ce fait, la plupart des études en restent à une approche normative où les élections sont perçues seulement à l'aune de la paix et la violence en représente une version pervertie. Or, ce projet comporte deux originalités. D'une part, sa vocation typologique et comparative dans la mesure où elle permet de reconstruire une configuration précise, la dynastie, produite par les élections en Afrique. Ce travail ouvre ainsi une nouvelle perspective en attirant l'attention sur l'ordre de la parenté dans la reconstruction du politique. D'autre part, alors que les études articulent souvent leur approche sur le présent, ce travail propose d'éclairer ce régime du temps par le passé en reconstruisant les intrigues historiques permettant de comprendre les dynamiques dynastiques. Transposée sur notre terrain de recherche, grâce à l’approche quantitative, la question de la néo-patrimonialisation du pouvoir en RDC par le dispositif des élections, a permis de valider la réalité redoutée : l’existence des dynasties constituées et bien d’autres en constitution. Bien plus, la reproduction systémique de ces dynasties ne dépend pas de la volonté des acteurs, bien que ceux-ci, par leurs actions y contribuent, mais surtout c’est le fait que c’est le principe de l’articulation entre d’une part les dynamiques internes de la classe politique depuis 1960 et d’autre part les dynamiques mondiales de la « communauté internationale, qui s’impose comme seul mode de légitimité politique. Ainsi vidé de sa substance comme le démontrent les résultats des deux cycles électoraux de 2006 et de 2011 analysés, le vote issu des élections dites multipartites et qui impose au cœur des dispositifs du pouvoir en RDC les héritiers biologiques, est perçu bien plus comme une mutation de néo patrimonialisme qu’un simple processus du concept.