Thèse soutenue

La spatialisation des odeurs

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Auteur / Autrice : Jamel Ben Hassine
Direction : Joël CandauSandra Perez
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Géographie
Date : Soutenance le 30/03/2021
Etablissement(s) : Université Côte d'Azur
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sociétés, humanités, arts et lettres (Nice ; 2016-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Étude des structures, des processus d'adaptation et des changements de l'espace. UMR 7300 (Nice ; 2012-) - Laboratoire d'anthropologie et de psychologie cliniques, cognitives et sociales (Nice ; 2016-)
Jury : Président / Présidente : Didier Josselin
Examinateurs / Examinatrices : Martine Adrian-Scotto
Rapporteurs / Rapporteuses : Paule-Annick Davoine, Jean-Paul Thibaud

Résumé

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L’odeur est une sensation que l’individu perçoit lors d’une stimulation de son système olfactif par un ensemble complexe d’émanations volatiles. L’appréciation de cette odeur connait une variabilité importante en fonction des individus, des cultures, et bien entendu de la substance en elle-même. Les catégories d’odeurs sont multiples. Des recherches sont en cours afin de les discerner plus précisément, mais il est néanmoins possible de les classer entre odeurs nauséabondes qui constituent une gêne, et celles généralement plus agréables, relatives par exemple à l'ambiance ou l'identité olfactive d'un lieu. Si des géographes s’intéressent aux polluants tels que le dioxyde de soufre (SO2), les dioxydes d’azote (NO2), l’ozone (O3), les PM10, etc., il en existe peu à notre connaissance qui s’intéressent aux odeurs. Or, elles peuvent pourtant être vécues par les riverains comme une véritable pollution de l’air (ADEME). Les odeurs peuvent en effet s’inviter dans les habitations, à n’importe quel moment, et être ressenties comme une véritable intrusion dans l’espace de vie. Les nuisances olfactives ne cessent de croître parallèlement à l'essor de certaines activités (raffinage, traitement des déchets, épuration des eaux, élevage…). Elles sont plus intolérables à certains moments de l’année (saison estivale où les personnes vivent plus dehors), ou de la journée (matin). Le niveau de gêne peut aller parfois jusqu’à déclencher des symptômes physiques comme des nausées, des maux de tête ou bien encore des irritations de la gorge ou des yeux. Notre travail de thèse porte essentiellement sur la spatialisation de ces odeurs.