Nouveau procédé d'enrobage de particules en voie sèche et modélisation numérique : préparation de catalyseur solide propre pour la méthanisation
| Auteur / Autrice : | Hua Liu |
| Direction : | Nouria Fatah |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Molécules et matière condensée |
| Date : | Soutenance le 14/10/2021 |
| Etablissement(s) : | Centrale Lille Institut |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences de la matière, du rayonnement et de l'environnement (Lille ; 1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : UCCS - Unité de Catalyse et Chimie du Solide - Unité de Catalyse et Chimie du Solide - UMR 8181 / UCCS |
| Jury : | Président / Présidente : Aïssa Ould Dris |
| Examinateurs / Examinatrices : Fabien Dhainaut | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Aïssa Ould Dris, Claudia Cogné | |
| DOI : | 10.70675/e24836f4zd65cz4a41zbfe6zd04e97770429 |
Mots clés
Résumé
L'objectif de ce travail de thèse est de proposer une nouvelle méthodologie pour préparer des supports de catalyseurs pour la réaction de méthanation. En particulier,l’application d’une technique d’enrobage de particules en voie sèche. L'enrobage à sec des particules est considéré comme une technique respectueuse de l'environnement et peu coûteuse. Cependant, il est crucial de comprendre le mécanisme du processus d'enrobage à sec, les facteurs qui affectent la performance de l'enrobage, l'évaluation de la qualité de l'enrobage, la production à grande échelle ainsi que l'exploration de nouveaux champs d'application.Dans ce travail, la méthode de préparation de nouveaux supports de catalyseurs consiste à enrober des particules de γ-Al2O3 et d’acier 316L avec des nanoparticulesde TiO2, SiO2, et Zeolite. Cependant, ces poudres (TiO2, SiO2, et Zeolite) sont très cohésives et forment des agglomérats de tailles incontrôlables, l'échelle nanométrique des poudres pose un problème majeur dans la précision des mesures de la taille. Le processus de revêtement nécessite une analyse des nanoparticules. Cinq techniques d’analyses ont été appliquées et comparées. Le principe de base du processus d'enrobage des particules en voie sèche consiste à mélanger des particules hôtes et invitées sous l'effet des forces mécaniques (impact/compression/force de cisaillement). Particules hôtes : γ-Al2O3 et l’acier 316L ont un diamètre moyen d'environ 67μm et 98.3 μm seront utilisées comme particules hôtes pour préparer de nouveaux supports. Les particules invitées : TiO2, SiO2 et Zeolite de taille nanométrique seront utilisées pour revêtir la surface de γ-Al2O3 et d’acier 316L pour préparer les nouveaux supports (tels que TiO2/γ-Al2O3, SiO2/γ-Al2O3, zéolite/γ-Al2O3, TiO2/S316L,SiO2/S.S316L, zéolite/S316L). L'enrobage des particules en voie sèche est dû aux forces mécaniques/cisaillements et il dépend des paramètres comme les mouvements des particules forces de collisions, interactions entre les particules et l'impact des conditions opératoires (la vitesse de rotation et le temps d'enrobage) dans le mélangeur.Ainsi, on a mis en place un programme de modélisation numérique par DEM (Discrete Element Method) qui semble indispensable pour permettre de répondre et d'expliquer les phénomènes et le mode d'enrobage.Les résultats de l'analyse des nanoparticules ont montré que la technique de diffraction/diffusion laser (LD) met en évidence une plus grande taille de particules de nanopoudres (surestimation) par contre la diffusion dynamique de la lumière (DLS) montre une taille plus petite. La microscopie électronique à transmission (TEM)indique le plus petit diamètre des nanopoudres. Les résultats de l'enrobage met en évidence un bon enrobage par nanoparticules SiO2, TiO2, et Zeolite sur la surface des solides γ-Al2O3 et acier 316L sous 3500 rpm et 5 min. Cependant, pour les mêmes particules invitées avec différentes particules hôtes, le revêtement de l’acier316L montre un enrobage excellent. La modélisation numérique révèle que les principaux facteurs affectant la simulation sont : la vitesse de rotation et la taille des particules. La simulation de l’enrobage, indique que l'énergie interfaciale entre l'hôte et l'invité s'est avérée être le principal paramètre affectant le revêtement.