Thèse soutenue

Un regard psycho-socio-environnemental sur les risques côtiers : une étude de cas en France et au Canada

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Auteur / Autrice : André Mocaer
Direction : Elisabeth GuillouOmer Chouinard
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance le 22/11/2021
Etablissement(s) : Brest
Ecole(s) doctorale(s) : Éducation, Cognition, Langages, Interactions, Santé (ECLIS) (Nantes)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de Psychologie : Cognition, Comportement, Communication (Rennes)
Jury : Président / Présidente : Fabrice Buschini
Examinateurs / Examinatrices : Elisabeth Guillou, Omer Chouinard, Fabrice Buschini, Thémis Apostolidis, Maria Luísa Lima, Geneviève Cloutier
Rapporteurs / Rapporteuses : Thémis Apostolidis, Maria Luísa Lima

Résumé

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Au cours des dernières décennies, l’occupation des territoires côtiers s’est intensifiée partout dans le monde (Meur-Férec & Morel, 2004). Ces espaces ont connu une artificialisation croissante, que ce soit du fait du développement des infrastructures touristiques ou encore de la multiplication des résidences secondaires. Dans un contexte marqué par le changement climatique, se manifestant entre autres par une hausse du niveau marin, ces espaces sont soumis à de nouveaux défis en termes d’adaptation (GIEC, 2019). La question des risques côtiers (submersion et érosion marine) se pose avec acuité et concerne différents pans de la société, que ce soit la sphère économique (ex. maintien de l’offre touristique), le monde politique (ex. gestion de l’urbanisation et des risques) ou encore la société civile (ex. les usagers et habitants de ces espaces). Notre recherche s’intéresse aux représentations sociales de ces risques, mobilisées par les individus qui vivent et/ou travaillent sur ces territoires côtiers. Elle a été menée dans un cadre international, dans plusieurs territoires à risque en France et au Canada. Différentes techniques d’enquête ont été mobilisées : entretien, questionnaire, tâche d’association de mots, analyse de contenu d’articles de presse. Nos résultats montrent, contrairement aux considérations scientifiques dominantes qui affirment donner une évaluation objective et réaliste des dangers, l’existence d’une construction sociale du risque dépendante d’un contexte environnemental et socioculturel.