La politique européenne de lutte contre le terrorisme et les pays tiers : le cas de la coopération bilatérale avec la Tunisie depuis la révolution de 2011
| Auteur / Autrice : | Franck Peinaud |
| Direction : | Sébastien-Yves Laurent |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire moderne et contemporaine |
| Date : | Soutenance le 15/07/2021 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Montaigne-Humanités (Pessac, Gironde ; 2007-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut de recherche Montesquieu (Pessac, Gironde) |
| Jury : | Président / Présidente : Christian Lequesne |
| Examinateurs / Examinatrices : Anne Mandeville-Briot, Mathieu Guidère, Bertrand Cavallier | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Anne Mandeville-Briot, Mathieu Guidère |
Mots clés
Résumé
Depuis la révolution tunisienne de janvier 2011, à l’origine du « Printemps arabe », la menace terroriste s’est accentuée des deux côtés de la Méditerranée. Celle-ci culmine en 2015 avec les attentats majeurs commis en France et en Tunisie. Les Etats membres demandent alors à l’Union européenne d’intervenir davantage en matière de lutte contre le terrorisme. Cela conduit, notamment, à la mise en place d’une coopération bilatérale entre celle-ci et la Tunisie. Afin d’en analyser les résultats, nous avons mené nos recherches sur le terrain, en tant qu’observateur participant. Ceux-ci montrent que l’Union européenne envisage son appui à la transition démocratique tunisienne comme l’opportunité de développer concrètement la dimension externe de sa politique publique de lutte contre le terrorisme au profit des pays tiers. Ils soulignent, cependant, les obstacles institutionnels et politiques tunisiens à la mise en œuvre effective de cette coopération, ainsi que l’impossibilité actuelle de réformer le secteur tunisien de la sécurité. Ils mettent également en exergue certaines faiblesses européennes, notamment l’incapacité de conduire plusieurs volets de la coopération proposée au partenaire tunisien. Enfin, s’ils attestent de l’objectif principal des autorités tunisiennes, au travers de cette coopération, d’acquérir des équipements pour leurs forces de sécurité intérieure, ils mettent en lumière des réussites de cette coopération sur le plan technique et tactique. Nous en concluons que l’Union européenne, en tant que partenaire politique d’un pays tiers en transition démocratique, gagnerait à procéder à différents aménagements dans l’élaboration et la conduite de son partenariat sécuritaire s’il elle veut parvenir à contribuer à réformer le secteur tunisien de la sécurité, en vue de renforcer la redevabilité des forces de sécurité intérieure tunisiennes.